Sociétés et insurrections (1/2)

Sociétés et insurrections (1/2) : La territorialisation de l’idéologie dans le no man’s land identitaire irakien (2003-2015)

Ceci est la première moitié d’une réflexion sur les liens entre sociétés et insurrections au Moyen-Orient et au Maghreb dont la deuxième moitié se concentrera sur le rôle politique des tribus en Irak et en Libye.

Introduction

Le 29 juin 2014, l’organisation salafiste-djihadiste Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL) proclamait son Califat sous le nom d’Etat islamique (EI). Fort de la prise de contrôle de Mûsul le 10 juin, après plusieurs jours d’intenses combats avec une armée irakienne totalement dépassée par l’ampleur et la soudaineté des attaques, l’EI s’impose pour la première fois aux yeux du monde comme, plus qu’une armée, plus qu’une nébuleuse terroriste, mais bien comme un embryon d’entité territoriale fermement ancré dans le paysage géopolitique moyen-oriental[1]. Depuis, une rapide progression territoriale et idéologique, allant jusqu’à porter la violence, la douleur, l’injustice dans le Xème arrondissement de Paris.

Mais en Irak, un tournant est quasiment passé inaperçu. Il a lieu le 17 mai 2015, lorsque l’EI prend Ramâdî, capitale de la province d’Al-Anbâr. Au-delà de s’ouvrir la route de Bagdad, l’EI prend alors le contrôle du bastion des tribus sunnites irakienne, qui se présentaient comme la dernière alternative à un basculement total et logique de l’Irak vers un chiisme politique et un stigmate de la population sunnite qui semble aujourd’hui inévitable. Par la chute de la résistance sunnite à l’EI, ce n’est pas seulement la défaite d’une « résistance nationale » irakienne mais surtout l’avènement de la stigmatisation généralisée de la société irakienne et l’achèvement d’un processus de fragmentation de l’Etat irakien en développement depuis le début de l’occupation du pays en 2003.

Mais cette histoire n’est pas celle de l’EI, c’est celle de l’avènement de la peur de l’idéologie dans la modernité, et de l’impossible contrôle du confessionnalisme. « Comment ferez-vous pour parler de l’Orient quand vous y serez allé ? » rappelait Mathias Énard dans Boussole, citant Heinrich Heine. C’est l’histoire crue de la domination du fort sur le faible dans un Orient insaisissable où l’Occidental ne sera jamais qu’un étranger.

Débaasification et normativisme politique ou la construction de l’identité insurrectionnelle sunnite.

Un nouvel ordre politique au Moyen-Orient basé sur l’individu, détaché du tribalisme et des liens ethno-religieux[2] fut l’objectif déclaré des néoconservateurs, se mêlant au prisme purement sécuritaire des conservateurs à l’aube de l’opération Iraqi Freedom. Réalisée dans le cadre de la RMA et de sa dérive techniciste, l’intervention en Irak se distingue par la déconnexion de l’aspect stratégique au profit de la tactique dans la planification de l’après-guerre[3]. Ce vide stratégique s’est exprimé à travers la politique de débaasification qui mena à l’effondrement des structures étatiques et la dissolution de l’armée irakienne, entraînant des milliers de baasistes dans la clandestinité, créant le premier pilier de l’insurrection[4]. Nombre des cadres du Régime se retrouveront à des postes clés au sein de l’opposition anti-américaine et au sein d’organisations terroristes fleurissant sur le territoire irakien à partir de 2003[5].

La période de transition, plutôt que mener à la mise en place d’un système intégrateur, finira de dégrader la minorité sunnite traditionnellement au pouvoir au rang de paria politique à travers le principe de représentativité politique sur la base de quotas ethnico-religieuse[6]. L’institutionnalisation du prisme confessionnel par le Conseil de gouvernement irakien ancrait alors dans la loi la mise à l’écart des Sunnites et formalisait son sentiment d’humiliation.

A cela s’ajoute un sentiment anti-américain croissant au sein de la population comme parmi les élites sunnites dû à la perception d’une différence de traitement accordé par l’armée américaine[7]. David Petraeus analysait très bien la situation car « toute armée de libération ne dispose que d’un temps limité avant de se transformer en armée d’occupation »[8]. Cette transition résulte en ce qu’Hamit Bozarslan appellera l’essentialisation d’un « macro-ennemi arabe sunnite irakien »[9]. En accord avec une tendance inhérente aux mouvements sociaux à favoriser le stigmate à l’unité, cette mise à l’écart peut être vue comme un élément fondateur de l’identité insurrectionnelle irakienne autour de référents confessionnels. Un rapide processus de déconstruction des liens de solidarité, de la wahda (l’unité) irakienne

De l’insurrection nationaliste à l’insurrection islamiste radicale

Jouer la carte confessionnelle c’est jouer la carte de la distanciation et la progressive radicalisation de l’insurrection qui atteindra son paroxysme en 2006 lors du siège de Fallûja. La période d’insurrection irakienne illustre une progressive fuite en avant radicaliste du projet politique sunnite face à la politique confessionnelle et normative occidentale. Au cours de cette période on observe la formation d’une « distinction schmittienne » entre ami et ennemi au sein de la société irakienne, résultant en l’aggravation de la fracture identitaire[10]. Carl Schmitt distingue trois types d’inimitiés : l’inimitié conventionnelle, l’inimitié réelle et l’inimitié absolue, les deux dernières formes concernant la détermination de l’irrégularité.

L’inimitié réelle, propre aux acteurs sub-étatiques et au partisan, est motivée par le sentiment nationaliste dans le cadre d’une occupation étrangère. Réduite à un ennemi, un objet, elle est limitée dans le temps et l’espace car elle perd de son sens une fois l’objet concret de l’insurrection disparu. Mais l’inimitié absolue se traduit par la mutation où l’ennemi devient un mal absolu dont l’éradication est la condition de la victoire[11]. Dans ce type d’insurrection, celle-ci se détache de son objet initial et devient une fin en elle-même.

L’insurrection se justifie par l’insurrection, la violence se justifie par la violence. C’est de cette mutation que l’on est témoin entre 2003 et 2006 à travers le passage d’une insurrection nationaliste voir islamo-nationaliste à un soulèvement islamiste radical plus séduisant[12]. Enfants de cette radicalisation, apparaissent alors des groupes tels que Tawhîd wal-jihâd, Al-Qâ‘ida fil-‘Irâq ou l’Etat islamique d’Irak sous Abû Mus‘ab al-Zarqâwî, Abû Hamza al-Muhâjir et Abû ‘Umar al-Baghdâdî qui mèneront l’insurrection anti-américaine de 2004 à 2008[13].

La chute d’Al-Qaïda et retrait américain d’Irak : « declare victory and run »?

A partir de 2006, on assiste en Irak à une refonte du discours nationaliste irakien, notamment sous l’influence grandissante de la contre-insurrection américaine (COIN). En utilisant les tribus irakiennes sunnites on a cru user d’un moyen de détruire Al-Qaïda en Irak, mais en les abandonnant aux mains du gouvernement irakien et en négligeant leur intégration au processus politique on a plutôt semé les graines de l’expansion territoriale de l’EI. Le mouvement de la Sahwâ, le réveil des tribus irakiennes contre Al-Qaïda, illustre ce basculement du paysage idéologique irakien vers une lutte contre le projet jihâdo-confessionnaliste. Cette dynamique d’intégration de la frange tribale sunnite à la nouvelle identité nationale irakienne en construction fut particulièrement porteuse d’espoir.

Mais à partir de décembre 2008, avec le Status of Forces Agreement statuant sur le retrait progressif des forces américaines, le mouvement tribal perd son principal soutien politique et son sort se retrouve entre les mains du gouvernement irakien de Nûrî al-Mâlikî. Or ce dernier, voyant d’un mauvais œil le retour des sunnites au sein de l’appareil politique, profitera de la facile association entre Al-Qaïda et sunnites pour les écarter comme en témoigne le traitement réservé à ‘Âdil al-Machhadânî, dirigeant de la Sahwâ, arrêté en 2009, accusé de terrorisme et exécuté en janvier 2014.

Ainsi, ce deuxième rejet des Sunnites après celui consécutif de l’occupation va achever de convaincre les chefs tribaux de la région d’al-Anbâr de se détourner d’un pouvoir central de Bagdad incapable de distinguer la Nation de la Religion.

La territorialisation du stigmate identitaire

Alors que la fragilité territoriale irakienne est plus que jamais réelle, un héritier d’Al-Qaïda va émerger de la guerre civile syrienne et comprendra à la perfection l’opportunité se présentant à lui, l’EI.

A la différence de ses prédécesseurs, l’EI se développe selon une stratégie alliant idéologie radicale héritée de l’école hanbalite et contrôle territorial à travers une armée, un gouvernement, une administration. En août 2011, Abû Muhammad al-‘Adnânî, porte-parole de l’EI popularisait ce qui deviendra l’un des slogans les plus révélateurs de la portée géopolitique de l’organisation : « dawlat al-Islâm bâqiya » (L’Etat Islamique se maintiendra)[14]. Par-là, les dirigeants de l’EI rapprochent leur buts – demeurer et s’étendre (bâqiya wa tatamaddad) – du concept coranique de la survivance (al-baqa) qui est le propre d’Allah[15]. L’EI propose un projet djihadiste mondial en se fondant sur le stigmate qu’ont subi les Sunnites de la région depuis 2003.

Mais l’EI est avant tout une organisation fondée sur une structure particulièrement bien gérée. Depuis juin 2014, la prise de Mûsul et l’avènement de l’EI, l’organisation terroriste se présente comme une entité territoriale, prélevant des taxes et imposant sa loi. Or, cette organisation porte un visage, et ce n’est pas celui d’Abû Bakr al-Baghdâdi, dirigeant spirituel de l’organisation cloitré dans son isolement, mais celui de son stratège Haji Bakr. Pourtant ce n’est qu’après sa mort en janvier 2014 dans le village de Tal Rifaat en Syrie que le rôle crucial de cet homme de l’ombre sera révélé par le journal allemand Der Spiegel[16]. Ancien colonel du régime baasiste, Haji Bakr, spécialiste du renseignement, était l’un de ces officiers poussés dans la clandestinité par la politique de débaasification. Les documents retrouvés dans son repaire révèlent l’étendue et la précision de l’organisation de l’EI. Ainsi, pour demeurer de s’étendre, les stratèges de l’EI n’ont pas seulement misés sur le poids de l’idéologie. Ils offrent à tous les musulmans sunnites à travers le monde la promesse d’une utopie islamique qui prend forme entre la Syrie et l’Irak.

Conclusion

L’histoire du développement de l’organisation Etat Islamique en Irak, encore plus qu’en Syrie, est un récit tournant autour de deux piliers, une idéologie radicale hanbalite et une volonté réaliste d’ancrer la légitimité de cette idéologie dans un territoire. La logique de l’évolution de l’idéologie vers la domination territoriale classique se comprend à travers l’étude de la société irakienne, et son voyage de l’insurrection à la radicalisation à partir de 2003.

L’EI est né bien avant 2011 et continuera probablement d’exister bien après sa chute. Selon sa devise « bâqiya wa tatamadad »[17], la guerre menée en Irak, en Syrie ou d’une certaine manière en France se fait avant tout dans les esprits. Les tragiques évènements du 13 novembre ne font que mettre en évidence la vulnérabilité des sociétés modernes à l’idéologie. Ignorer la nécessité de la lutte idéologique contre la sphère djihadiste c’est nourrir les vecteurs déstabilisant de la région et refuser une reconstruction identitaire au Moyen-Orient. Comme l’écrivait Ian Buruma le 18 novembre 2015, « la bataille contre l’Etat Islamique ne sera pas remportée à Raqqa (ndlr. Place forte de l’EI). Il s’agit de donner à tous ces aspirants au martyr une raison de vivre »[18].

Depuis quelques mois, l’EI s’accapare la Une médiatique française, où l’on s’acharne à proposer une définition de l’organisation. Or ce débat se voit trop souvent réduit à une question de sémantique plutôt qu’aux fondations de l’Etat Islamique. Qu’on le nomme « Daech » ou Etat Islamique, l’organisation n’en reste pas moins puissante par son impact idéologique et sa force territoriale. Aussi illégitime soit-il, l’EI est une entité idéologique territoriale. Il est nécessaire d’accepter la réalité des fractures confessionnelles en Irak ainsi que dans toute la région. C’est pour cette raison qu’une solution venant de l’Occident ne sera jamais que temporaire. La solution, si solution il y a, ne pourra venir que des Etats de la région. La solution légitime sera arabe, perse, kurde et la tâche de l’Occident doit se limiter à la faciliter.

Compréhension de l’impact des confessions ne signifie pas pour autant confessionnalisme politique. Accepter aujourd’hui l’idée stricte d’un front kurde, arabe, chiite ou sunnite contre l’EI, ce n’est pas miser sur l’unité moyen-orientale contre l’organisation terroriste mais sur l’opposition confessionnelle. Jouer la carte du confessionnalisme c’est jouer la carte de la distanciation, c’est accepter la fragmentation de la région. Mais si l’accomplissement des frontières de sang de Ralph Peters[19] semble être aujourd’hui une manière de redéfinir la carte du Moyen-Orient, la création d’Etats selon l’appartenance ethno-religieuse ne peut mener à terme qu’à une instabilité exacerbée entre, non plus des factions terroristes et des Etats, mais entre Etats dont les rivalités politiques prendront les teintes des oppositions religieuses. Ainsi plutôt que de résoudre le problème, il s’agit d’une manière d’étatiser les rivalités confessionnelles.

Face à cette difficulté récurrente des sociétés occidentales de se confronter au sentiment confessionnel, il s’agit de rechercher les facteurs d’unicité inhérents aux sociétés moyen-orientales. La tribu comme modèle social intégrateur est une solution déjà envisagée de manière superficielle par les Etats-Unis entre 2006 et 2008 en Irak. Travailler à la formation d’une cohésion sociale, une « ‘asabîyya », entre groupes de solidarité pourrait constituer un premier pas vers une solution[20]. Les tribus, fortes de leur puissance identitaire, pourraient œuvrer à la réformation de l’Etat, du pouvoir politique pouvant se définir par la mémoire collective de la société. Il est certes trop tôt pour voir les tribus irakiennes sunnites et chiites, aujourd’hui opposant à l’EI non reconnu par l’Occident, comme le fondement d’une cohésion sociale irakienne demain. Mais la victoire contre l’EI n’est pas une question d’éradication territoriale, mais de l’empêcher de « rester ». Et pour cela, seule la caducité de ces enseignements l’empêchera.

Source: Ralph Peters
Source: Ralph Peters

[1] HENNION Cécile, « Après la prise de Mossoul par les djihadistes, l’Irak est au bord de l’implosion », Le Monde, 11 juin 2014, http://www.lemonde.fr/international/article/2014/06/11/les-djihadistes-s-emparent-de-la-deuxieme-ville-d-irak_4435918_3210.html, accédé le 2 novembre 2014.

[2] On pense notamment au projet du Grand Moyen-Orient (GMO) (PLUS)

[3] DESPORTES Vincent (Général), Le Piège américain, Paris, Editions Economica, 2011, p. 250.

[4] CRANE Conrad C. et TERRILL W. Andrew, Reconstructing Iraq : Insights, Challenges, and Missions for Military Forces in a Post-Conflict Scenario, Strategic Studies Institute and U.S. Army War College, p. 32.

[5] Parmi ceux-ci le plus célèbre restera peut-être Ezzat Ibrahim al-Douri, le roi de trèfle, « cheikh des moudjahidines » et dirigeant de l’insurrection après la mort de Saddam Hussein.

[6] BENRAAD Myriam, Irak, la revanche de l’histoire, , Paris, Editions Vendémiaire, 2015, p. 68.

[7] Des opérations punitives sont menées contre les Sunnites en juin 2003 : Peninsula Strike et Desert Scorpion

[8] RICKS Thomas E., Fiasco. L’aventure américaine en Irak, Paris, Editions Michalon, 2008, p. 221.

[9] BOZARSLAN Hamit, « Perspectives irakiennes », Esprit, août-septembre 2004, p. 173

[10] CUMIN David, « La théorie du partisan de Carl Schmitt », dans COUTAU-BEGARIE Hervé (Dir.), Stratégies irrégulières, Paris, Editions Economica, 2010, p. 80.

[11] HASHIM Ahmed H., « Carl Schmitt et l’insurrection irakienne », dans BRICET DES VALLONS Georges-Henri (Dir.), Faut-il brûler la contre-insurrection, Paris, Choiseul Editions, 2010, p. 143.

[12] Ibid., p. 142.

[13] L’Etat islamique d’Irak et son dirigeant Abû ‘Umar al-Baghdâdî ne sont pas à confondre avec leurs successeurs l’Etat Islamique en Irak et au Levant et Abû Bakr al-Baghdâdî.

[14] CAILLET Romain, « Analyse : pour comprendre le slogan de l’Etat islamique – ‘baqiya’ », Religioscope, 12 octobre 2015, http://religion.info/french/articles/article_653.shtml#.Vjjk57cvfIU, accédé le 16 novembre, 2015.

[15] « Tout doit périr sauf  Son Visage », Coran, sourate 28, verset 88, Al-Qasas : le Récit.

[16] REUTER Christoph, « The Terror Strategist : Secret Fils Reveal the  Structure of Islamic State », Der Spiegel, 18 avril 2015, http://www.spiegel.de/international/world/islamic-state-files-show-structure-of-islamist-terror-group-a-1029274.html, accédé le 16 juin 2015.

[17] « Demeurer et s’étendre »

[18] BURUMA Ian, « Why Abdelhamid Abaaoud Wanted to Die », Foreign Policy, 18 novembre 2015, http://foreignpolicy.com/2015/11/18/the-draw-of-the-death-cult/, accédé le 20 novembre 2015.

[19] LUTYENS Sandro, « Et si le Moyen-Orient ressemblait à ça? », HuffPost Maghreb, 25 octobre 2013, http://www.huffpostmaghreb.com/2013/10/25/moyen-orient-armee-americ_n_4157849.html, accédé le 20 novembre 2015.

[20] Voir IBN KHALDÛN, Les Prolégomènes, trad. DE SLANE William Mac Guckin, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1934, 486 pages.

Sources, documents et bibliographie :

Ouvrages :

  • BRICET DES VALLONS Georges-Henri (Dir.), Faut-il brûler la contre-insurrection, Paris, Choiseul Editions, 2010, 307 pages.
  • BENRAAD Myriam, L’Irak, la revanche de l’histoire, Paris, Editions Vendémiaire, 2015, 285 pages.
  • COUTAU-BEGARIE Hervé (Dir.), Stratégies irrégulières, Paris, Editions Economica, 2010, 858 pages.
  • DESPORTES Vincent (Général), Le Piège américain, Paris, Editions Economica, 2011, 306 pages.
  • IBN KHALDÛN, Les Prolégomènes, trad. DE SLANE William Mac Guckin, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1934, 486 pages.
  • RICKS Thomas E., Fiasco. L’aventure américaine en Irak, Paris, Editions Michalon, 2008, 430 pages. .

Articles et rapports :

  • BOZARSLAN Hamit, « Perspectives irakiennes », Esprit, août-septembre 2004, pp. 172-192.
  • CRANE Conrad C. et TERRILL W. Andrew, Reconstructing Iraq : Insights, Challenges, and Missions for Military Forces in a Post-Conflict Scenario, Strategic Studies Institute and U.S. Army War College, 78 pages.

Sitographie :

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