Kremlin

L’Idée russe : réminiscence de la Russie par une alternative au modèle occidental

Par Sofian PERROUD

Depuis 1991 et la fin de la bipolarité, la Russie est en quête de résilience et de matrices pour reconstruire et unifier son identité. La question « Que faire ? » de Tchernychevski a ainsi su redémontrer sa pertinence même un demi-siècle plus tard sous une acception différente. La résolution de l’Idée russe, de ce qu’est la Russie, de ce que sont les russes, est encore vecteur de débat au sein de l’intelligentsia d’un pays dont l’enjeu majeur est de retrouver ce ciment qui faisait sa force dans l’immensité et la diversité. Depuis la fin de l’Union soviétique, l’esprit russe cherche à trouver une idéologie de rechange, à se réincarner. Cette Idée serait celle d’une identité, à la fois continuatrice et unificatrice, qui permettrait d’éviter les écueils, dérives du passé et d’appréhender un monde où les ennemis de la Russie ainsi que les perditions seraient nombreux. Ce que recherche la Russie c’est un fruit d’édification dans un monde où le schisme entre l’Est et l’Ouest est toujours aussi vivace. Pour se faire, elle doit conserver ses traits mais aussi faire figure d’alternative face à un modèle occidental moteur de sa chute passée et tête de proue de ce qu’elle considère être l’incarnation de la décadence contemporaine. Il faut dire que si la Russie suivait l’Occident de 1991 à 1998 sous Eltsine, la coopération a laissé place à un clivage endémique depuis la crise kosovare et irakienne. En effet, s’il n’y a plus de dichotomie entre l’Est et l’Ouest du fait de l’opposition de systèmes socio-économiques antagonistes, il y a une opposition géopolitique avec comme échiquier la planète. Il faut être clair sur ce point, aujourd’hui tous les pays ou presque, dont la Chine et la Russie, jouent avec les cartes que leur donnent la mondialisation marchande et l’économie de marché[1].

Cependant, en parallèle est à l’œuvre un contraste entre deux mouvements. D’une part une unification ou tentative d’unification de l’Humanité par l’économie et les outils dont elle se dote pour œuvrer dans le but de cette mondialisation, à savoir les réseaux de transports, de communications, les mêmes objets de consommation et de production sur des espaces de plus en plus importants malgré une répartition encore inégalitaire[2]. A ce mouvement économique et technique dont la progression prend un visage universaliste, correspond une accélération de la société, de la complexité, une ubiquité, des risques, de l’imprévu.

Pourtant, simultanément à ce premier mouvement, L’Humanité reste fragmentée par la Culture et le Politique au travers d’entités collectives spécifiques[3]. Le baromètre ici est celui de la longue durée, de l’identité, de l’enracinement dans un réel précis et localisé, de l’intuition de cette localité. L’enjeux contemporains et futur se trouve sur ce nerf, celui de l’équilibre de ces deux mouvements. Les grandes puissances ne s’y trompent pas : conservera son statut de puissance ou le renouvellera celle qui sera à la fois capable d’être la plus compétitive sur la scène économique mondiale, facteur d’atomisation et d’individualisme, tout en maintenant une unité de direction au niveau national si ce n’est régional ou mondiale. La condition sine qua non de la réalisation de cet équilibre ne peut passer que par une identité propre, forte, fédératrice, américaine ou russe.

 Si l’Amérique est néolibérale et capitaliste et qu’elle reste l’Amérique c’est parce qu’elle représente une Idée, qu’elle porte en elle une foi indéfectible dans un exceptionnalisme américain revêtant les habits d’un messianisme, sa Destinée manifeste. Si elle veut jouer sur le terrain américain et retrouver sa place sans se brûler, la Russie doit elle aussi trouver cette essence. C’est pourquoi depuis 1991, la Fédération de Russie est hantée par cette recherche d’une idée nationale, « l’idée russe », portant intrinsèquement l’identité et la destinée du peuple russe mais aussi sa place dans l’Histoire universelle et sa vocation à unir et transformer l’Humanité[4].

L’Eurasisme comme identité et rempart de la Russie actuelle

        Qu’est-ce que l’eurasisme ? Notion au premier abord difficile à circonscrire tant spatialement que sous une chronique des idées contemporaines. Le point de départ de l’eurasisme est un confluent, celui s’exerçant depuis le 19ème dans l’intellect russe entre une droite slavophile prônant une résurgence de l’idéal mystique chrétien du monde par la Russie et une gauche révolutionnaire qui aspire au retour d’un messianisme laïc d’une Russie socialiste[5]. La théorie eurasiste prône l’existence d’une troisième voie qui n’emprunterait ni les sillons du capitalisme ni ceux du communisme. Cette voie prend sens en tant que version identitaire sur la Russie : considérée comme Eur-Asie, elle serait en réalité un troisième continent portant en lui davantage les facettes de l’Asie que de l’Europe et définie par l’unité du monde russe orthodoxe et du monde turcique[6]. Si l’eurasisme a connu des mutations depuis son avènement dès les années 1920 à sa renaissance dans les années 1990 et jusqu’à aujourd’hui, des trames continues se sont tout de même dessinées. Une de ses principales rhétoriques est celle du rejet de l’impérialisme de l’Occident, élevé en leitmotiv immuable et valable dans de nombreux domaines tant philosophique, géopolitique, théologique et historique. L’eurasisme ravive cette idée jamais éteinte, celle d’une dichotomie de destin s’exerçant non pas entre le Nord et le Sud mais entre l’Orient et l’Occident, l’Est et l’Ouest, entre la mer et la terre. En effet, l’épicentre se retrouve une fois de plus dans la vision Mackindérienne de la dialectique de l’opposition entre les thalassocraties occidentales et les tellurocraties de l’île mondiale. L’opposition n’est plus celle qui était à l’œuvre durant le Guerre froide, l’idéologie s’est effacée pour laisser place à la géopolitique même si la tension géopolitique peut être affaire d’idéologie. L’eurasisme est une vision, la formation d’une identité et un moyen de faire face à l’Occident en prenant d’autres voies que celles empruntées par ce dernier.

Mais quels sont ces moyens ?

Tout d’abord, contre le carcan occidental, historiciste, pour qui de ce fait l’Histoire explique l’Homme et la réussite occidentale, les eurasistes mettent en avant la géographie comme mode de compréhension des événements et surtout du monde russe. L’Histoire serait « le mode d’expression identitaire [7]» de l’Europe, la géographie celui du monde russe, substituant ainsi l’espace au temps[8]. L’intérêt pour la géopolitique est donc intrinsèque à l’eurasisme, la géographie étant une voie scientifique au service d’une restauration politique. Les données géographiques et culturelles seraient liées et aurait permis l’émergence d’un monde spécifique et clos qui serait à l’origine de cette communauté de destin des peuples eurasiens, qui aujourd’hui comme par le passé formerait une totalité structurelle[9]. L’eurasisme est un holisme qui prend racine dans la diversité eurasienne, indépendamment de la nature de cette diversité, et se nourrit de son hétérogénéité géographique. Le territoire eurasien crée une unité de destin, sorte de corollaire géographique à la destinée manifeste américaine, et arrive ainsi à résoudre cette équation d’unité de direction dans la diversité.

Par ailleurs, l’eurasisme est une philosophie qui rejette le matérialisme historique marxiste et revêt un visage platonicien dans le sens qu’elle porte en elle une réflexion qui part de l’existence autonome des idées. S’il reprend à son compte la volonté soviétique de justice sociale, l’eurasisme condamne le communisme en ce qu’il n’est qu’une méthode, une méthode qui tombe dans l’écueil de l’Occident par son athéisme universel et vide de toute essence[10]. A rebours de ce qu’elle estime être la vision occidentale dominante, la philosophie eurasiste propose de comprendre le pourquoi de l’Homme et du monde et non pas seulement le comment de l’Homme et du monde. La fin et les raisons de la vie surpassent les moyens.

Au travers de l’Eurasisme, la fissure entre l’Est et l’Ouest est donc géopolitique, celle du combat entre thalassocraties et puissances continentales, mais au travers du clivage des idées, l’eurasisme fait entrer en jeu la quête de sens inhérente à tout individu, cette recherche à laquelle le monde occidental ne sait plus répondre. Celle-ci fait donc coup double en redonnant à la Russie à la fois son identité mais aussi en proposant une vision du monde qui se veut alternative, une alternative qui ne peut être mise en action que par la Russie. Dans ce but, la dialectique à l’œuvre est un retour à la Tradition[11]. Son moteur est de s’ériger en véritable front spirituel face à l’Occident libéral, matérialiste, individualiste et universaliste à laquelle elle opposerait une spiritualité, la valeur de l’autorité, le holisme et le relativisme culturel. L’eurasisme réactualise sous ce prisme l’opposition de la Tradition et de la modernité et prône à l’instar d’Alexandre Douguine un retour au religieux qu’il fait coïncider avec la Tradition pour arriver au pérennialisme et donc à une vision de long terme absente du modèle occidentale. Le Christianisme et l’Islam étant des expressions de la Tradition supranationale commune au peuple eurasien, leur unité s’avérerait possible et renforcée par la traduction stratégique de cette tradition commune élevée face à la modernité athée occidentale[12].

Ainsi, du fait de son multiculturalisme enraciné, résultat de l’imbrication des peuples slaves, turcophones, finno-ougriens, persans et mongols, qu’ils soient chrétiens et musulmans, de l’expansion de la Russie de la Baltique à la mer d’Okhotsk se mêlant à d’autres peuplements et les recouvrant, du morcellement turcophone et des échecs des indépendances après la chute de l’Empire,  les chantres eurasistes en déduisent que la Russie se confond avec l’Eurasie et que cette première est la seule à pouvoir concilier l’autonomie des différents peuples tout en étant un vecteur d’unité[13]. La Russie rassemblant l’Eurasie permettrait, et serait la seule, de faire face aux puissances maritimes occidentales. L’Eurasisme est donc une géopolitique qui prône l’unité panrusse de l’Eurasie[14].

Le Kremlin se voit apporté un axe de renouvellement de l’identité russe tout en y associant par son imbrication l’identité de tous les peuples de l’Eurasie. L’identité russe fusionne et domine l’identité eurasienne. L’immensité, la diversité, la singularité sont ainsi résolus par une panrussité. C’est pourquoi l’eurasisme est au centre des débats géopolitiques et que la politique étrangère mise en place par le Kremlin semble obéir à l’Idée eurasienne dans de grandes proportions.

Le Cosmisme, sœur jumelle de l’Eurasisme ?

Le cosmisme est une philosophie originale qui a retrouvé un souffle ces derniers temps dans l’actualité russe.  Nikolaï Fiorodov, son père fondateur énigmatique, à la fois penseur religieux et positiviste, apporte une vision originale du monde. Contemporain de Dostoïevski au XIXème siècle, sa vision serait perçue comme étant pertinente pour le XXIème siècle et aurait des traits communs avec l’eurasisme. L’originalité du cosmisme se trouve dans l’association qui est faite entre d’une part une foi dans les sciences, la technique, le positivisme en général, tout en la mêlant à une récusation de l’idée de progrès qui est perçue comme étant le pire des maux :

 « Le progrès est précisément la production de choses mortes. Il va de pair avec l’éviction de personnes vivantes. Il peut être appelé véritablement et effectivement l’enfer [15]».

Nicolaï FIORODOV

 La troisième voie qu’il propose se veut comme associant la rationalité scientifique expiée de l’idée contemporaine de progrès par un retour au culte des ancêtres. La matrice ici, tout comme l’eurasisme, est le retour au passé, la racine, pour participer au monde contemporain tout en neutralisant ses dérives. Aujourd’hui, sans clairement se rallier au cosmisme, certains intellectuels et idéologue puisent dans le cosmisme et cherchent à faire coïncider le développement technique et la traditionalisme religieux et éthique[16]. C’est ce qu’essaie de mettre en place le club d’Izborsk de l’intellectuel Alexandre Douguine. Le but actuel dans cette recherche de l’Idée russe est de « créer un centaure à partir de l’orthodoxie et de l’économie d’innovation, à partir d’une haute spiritualité et de la technologie de haut niveau. Ce centaure représentera le visage de la Russie au XXIème siècle[17] ». Comme preuve de ce mouvement la rhétorique actuelle du président Poutine qui met en synergie un discours qui promeut les religions traditionnelles et qui d’autre part dans son discours du 1er mars 2018 indiquait que serait mise en place la suppression de toute barrière au développement, l’utilisation des équipements robotiques, de l’intelligence artificielle ainsi que des technologies de traitement du big data. Le retour au passé, à la tradition activerait une sorte de catharsis rétroactive permettant de contrer l’atmosphère toxique contemporaine et de répondre à la quête de sens de l’individu, aporie persistante. Redonner les raisons de vivre à l’Homme tout en continuant à lui donner les moyens.

USA, RUSSIE : les clefs de l’échiquier actuel

L’Amérique, bien que catalyseur de la mondialisation et de l’économie de marché (souvent décrits comme une américanisation), ne contrôle plus l’impulsion qu’elle a donné au monde et sait que l’heure est à la mesure et à la réorientation. Même pour des réalistes américains, partisans de l’engagement des Etats-Unis dans les affaires du monde comme le sont Zbigniew Brzezinski et Henry Kissinger, le constat est le même : l’heure est à la réalisation d’équilibres qui est l’objectif rationnel d’une diplomatie dans un monde multipolaire, où l’imprévisible est le véritable hégémon[18]. L’heure n’est plus à l’hubris de la domination mais à une réflexion stratégique mesurée. De ce constat ressort une chose, que ce soit pour les stratèges américains, tout comme pour la politique étrangère russe, c’est cette nécessité du contrôle de la boussole géopolitique. Pour les deux réalistes américains une vision inscrite dans une tradition géopolitique permet de lire le monde nouveau à la lumière du passé : la centralité de l’Etat et les données de la géographie érigent des permanences qui s’imposent même si le contexte politique a changé[19].

« L’idéalisme américain a besoin de la boussole géopolitique pour se diriger dans le labyrinthe des complexités nouvelles. Au XXIème siècle, l’Amérique, comme les autres, devra apprendre à naviguer entre la nécessité et le choix, entre les constantes immuables des relations internationales et ce qui peut être laissé à l’appréciation des hommes d’Etat ». L’Amérique doit donc renoncer à la domination et exercer « un leadership au nom de convictions communes[20] ».

Henry KISSINGER

            L’enjeu contemporain des grandes puissances est ici, à côté de la mondialisation, arriver à recréer, comme ce fut le cas par le passé, une unité de direction en fédérant une conviction commune. Ce défi doit s’exercer d’abord au niveau national avant d’être régional voire mondial. L’irréversibilité de la mondialisation, si elle est aujourd’hui avouée, ne laisse encore présager ses conséquences, même à court terme. Il n’y a aujourd’hui peut-être plus de choix à faire entre Huntington et Fukuyama. Les grandes puissances semblent au contraire mêler les deux pour renforcer leurs identités respectives mais aussi et surtout assouvir leurs intérêts. Si clash il y a, celui-ci se situe sur le terrain de la géopolitique et des valeurs, laissant une place importante à l’aspect civilisationnel. La géopolitique partant du réel et s’étendant sur le long terme, l’aspect culturel et identitaire est donc prégnant.

C’est dans ce contexte que la Russie trouve une opportunité dans des théories comme le cosmisme et surtout l’Eurasisme qui lui permettent de renforcer l’identité russe tout en unifiant l’Eurasie autour de cette dernière et enfin d’apporter un modèle alternatif face à l’Occident. Sur trois échelles spatialement différentes l’eurasisme constitue un programme permettant une résurgence de la Russie au travers : du renforcement de l’identité national, de l’unification régional et de la constitution d’un rempart face à l’ouest. La Tradition permet et lie entre elle ces trois échelles d’unification. Ce triptyque détonnant permet à la Russie à la fois de répondre et de jouer au Grand échiquier de Brezinski. Ce dernier exhortait l’Amérique d’imposer son modèle et érigeait l’Eurasie comme condition sine qua non du maintien de son statut d’hégémon planétaire.

Cependant le processus eurasien engagé par Vladimir Poutine au travers de l’Union eurasienne, s’il emprunte certaines facettes mise en avant par l’Eurasisme, s’en émancipe. En effet, si les idées peuvent donner un souffle à une politique, il n’en reste pas moins qu’il est souvent difficile de les superposer à la réalité. Le primat reste celui de la realpolitik et du pragmatisme. L’eurasisme est aujourd’hui davantage un levier pour les intérêts du Kremlin qu’un véritable idéal à atteindre pour retrouver une identité russe perdue. L’identité reste le moyens, l’intérêt stratégique la fin. L’Union eurasienne a pour but d’unifier économiquement et stratégiquement une partie de l’espace ex-soviétique. Mais celle-ci se veut un rassemblement d’Etats démocratiques, prenant part à l’économie de marché et ouvert sur le reste du monde à l’image de l’Union européenne. Si la politique étrangère russe répond à Brezinski et l’Amérique en reprenant à son compte certains flancs de l’eurasisme, cette dernière et son côté quasi-ésotérique ne fournissent pas toujours le pragmatisme dont a besoin Vladimir Poutine pour diriger la Russie. De plus, la réalité actuelle russe est celle d’une hausse considérable de la xénophobie difficilement conciliable avec les thèses eurasistes sur les rassemblements de tous les peuples eurasiens. A cela s’ajoute la menace chinoise sur les marges asiatiques de la Russie. L’Europe quant à elle aurait pu être une alternative russe et se substituer à la politique eurasienne mise en place par la Russie, mais celle-ci a préféré la dépendance stratégique américaine à une complémentarité économique euro-russe. Il n’en reste pas moins que l’Eurasisme reste un cadre logique pertinent pour la politique étrangère du Kremlin et peut servir de boussole à la Russie dans sa vision sur le long terme.

Par Sofian PERROUD


[1] CUMIN David à l’occasion de son cours magistral « L’Eurasie avant et depuis 1991 »

[2] CUMIN David à l’occasion de son cours magistral « L’acteurs des Relations Internationales contemporaines » dispensé cette année.

[3] CUMIN David, Ibid

[4] FAURE Juliette, « Le cosmisme, une vieille idée russe pour le XXIe siècle », Le Monde diplomatique, décembre 2018, p.12

[5] COUTEAU-BEGARIE Hervé, MOTTE Martin, Approche de la géopolitique : de L’Antiquité au XXIe siècle, Paris, Collection Bibliothèque Stratégique, 2015, p. 691

[6] COUTEAU-BEGARIE Hervé, MOTTE Martin, ibid, p. 690

[7] COUTEAU-BEGARIE Hervé, MOTTE Martin, ibid, p.693

[8] COUTEAU-BEGARIE Hervé, MOTTE Martin, ibid, p. 693

[9] SAVICKIJ P.N, Les fondements géographiques et géopolitiques de l’Eurasisme, Moscou, Agraf, 1997, p.300

[10] COUTEAU-BEGARIE, MOTTE Martin, ibid, p. 699

[11] CUMIN David, « L’Eurasie avant et depuis 1991, op.cit

[12] CUMIN David, ibid.

[13] CUMIN David, ibid.

[14] CUMIN David, ibid.

[15] Citation tirée Nicolaï Fiorodov dans POLET Jean Claude, Patrimoine littéraire européen : anthologie en langue française. 12, Mondialisation de l’Europe : 18885- 1922, De Boeck université, Bruxelles, 2000

[16] FAURE Juliette, op.cit, p. 12

[17] AVERIANOV Vitali, « Il faut d’autres gens », Zavtra, Moscou, 14 juillet 2010

[18] COUTEAU-BEGARIE, MOTTE Martin, op.cit, p.750

[19] BRZEZINSKI Zbigniew, Le Grand Echiquier : L’Amérique et le monde, Domont (95), Bayard Editions, 1997, p.65S

[20] KISSINGER Henry, Diplomacy, Paris, Fayard, 1996, pp. 744-753

Bibliographie :

Articles :

FAURE Juliette, « Le cosmisme, une vieille idéee russe pour le XXIe siècle », Le Monde diplomatique, Décembre 2018

Cours :

CUMIN David à l’occasion du cours magistral « L’Eurasie avant et depuis 1991 » dispensé de janvier à avril en master 1 Relations Internationales au sein de l’Université Jean Moulin.

CUMIN David à l’occasion du cours magistral « L’acteur en Relations Internationales » dispensé cette année au sein du master 2 Expertise Internationale.

Ouvrages :

COUTEAU-BEGARIE Hervé, MOTTE Martin, Approches de la géopolitique : De l’Antiquité au XXIème siècle, Paris, Collection Bibliothèque stratégique, 2015, 781 pages.

BRUNEAU Michel, L’Eurasie – Continent, empire, idéologie ou projet, Paris, CNRS Edition, 2018, 352 pages.

MARCHAND Pascal, Atlas géopolitique de la Russie – Le grand retour sur la scène internationale, Paris, Editions Autrement, 2015, 96 pages.

BRZEZINSKI Zbigniew, Le grand échiquier : L’Amérique et le reste du monde, Domont (95), Bayard Edition, 273 pages

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