Le choix italien des nouvelles routes de la soie : bouleversement pour la géopolitique du monde occidental

Les mots peuvent être vidés de leur sens s’ils ne sont pas suivis d’actes et de décisions concrètes. Et c’est un adage de la sagesse populaire – aussi bien présent dans la sagesse chinoise que dans la philosophie occidentale – que l’Italie semble avoir bien compris. A l’automne 2018, le gouvernement italien annonçait son intention de se rapprocher de la puissance chinoise, notamment dans les domaines économiques et commerciaux1. Fin mars 2019, Xi Jinping (parti pour effectuer une série de visites officielles en Europe) et Giuseppe Conte se serraient finalement la main devant les caméras, promettant de concert un bel avenir à cette nouvelle alliance stratégique2 , qui représentera, avec ses vingt neuf accords, entre 7 et 20 milliards d’euros3 : le gouvernement italien est donc le premier allié que la Chine a pu trouver en Europe, le premier pays européen à préférer Pékin à Washington.

La Chine rêve d’un statut de superpuissance. Pour servir cette ambition, le gouvernement chinois est prêt à mettre en œuvre tous les moyens à sa disposition. C’est comme ça qu’a débuté la politique controversée des nouvelles routes de la soie4 (ou projet One Belt One Road/OBOR) : il s’agit de créer de nouveaux points d’accès, de nouveaux canaux pour assurer une meilleure circulation des biens et des capitaux, en provenance ou à destination de la Chine. En d’autres termes, on parle d’un renforcement des réseaux commerciaux contrôlés par Pékin, et de la possibilité d’en créer encore bien d’autres : c’est un projet d’expansion globale aux proportions simplement titanesques, qui sevira à la fois les intérêts commerciaux chinois, mais également le développement de ses réseaux d’influence, à travers le monde. En 2017, des économistes estimaient que le chantier représenterait au minimum, un investissement de 1,000 milliards de dollars.

Renforcement et rénovation de l’économie italienne : une vision chinoise sur le long terme

Le projet OBOR trouve de virulents détracteurs en Europe. Certains ne voient en cette politique qu’une carotte, agitée par les autorités chinoises, pour attirer dans leur giron les acteurs les plus fragiles de l’économie occidentale5. D’autres estiment tout simplement que ce projet est une arme, que le gouvernement chinois n’hésitera pas à utiliser, pour forcer le passage, afin d’atteindre les marchés européens.

Mais il semble qu’une analyse aussi simpliste soit légèrement biaisée, sinon incomplète. En réalité, le projet OBOR n’est pas la sangsue que certains voudraient voir. Même s’il est vrai que cette nouvelle politique favorisera et protégera les intérêts économiques du gouvernement chinois, la Chine n’est pas dans une optique de vampirisme.

Le projet des nouvelles routes de la soie n’est pas basé sur l’égoïsme ou l’accaparation : c’est un projet qui repose sur la coopération et le partage de certaines ressources stratégiquement importantes. Le but final est que l’accord profite à tout le monde.

La Chine joue sur le long court. Son implantation en Europe n’est pas qu’une entrée fracassante sur les marchés les plus intéressants : il s’agit aussi de bâtir un nouveau réseau de partenaires. La Chine cherche de nouveaux associés, mais elle a aussi prouvé qu’elle était capable de (re)construire les pays ayant besoin d’aide, et qui sont prêts à accepter son aide. Le choix de l’Italie, à cet égard, n’est pas anodin. Pékin a volontairement visé une nation, à la situation économique préoccupante, et qui peine à suivre ses voisins et concurrents en matière d’exportations à destination de la Chine.

SITUATION ECONOMIQUE DE L’ITALIE : TAUX DE CHÔMAGE ET DE CROISSANCE ECONOMIQUE AU DEBUT DES ANNEES 20106
LA DETTE PUBLIQUE EN EUROPE : LES ETATS LES PLUS ENDETTES, LE CAS SPÉCIFIQUE DE L’ITALIE EN 20187

Pour séduire les autorités italiennes, deux promesses majeures ont été faites. La première concerne le taux d’exportation dont nous parlions plus haut : la Chine a promis d’acheter à l’avenir plus de produits italiens. La seconde concerne deux ports marchands essentiels8 à l’économie italienne, et à l’équilibre européen en général, les ports de Gênes et de Trieste.

Les autorités chinoises tentent de donner à Rome les moyens de regagner une position forte en Europe : il y a une tentative de (re)faire de l’Italie une puissance régionale en Europe9.

Impossible de s’y méprendre cependant : la générosité chinoise n’est pas gratuite. En effet, comme mentionné ci-dessus, les moyens financiers fournis par la Chine dépendront des efforts que le partenaire italien pourra et/ou voudra fournir10. Cette générosité serait peut-être un brin suspecte si elle était désintéressée, mais elle ne l’est évidemment pas.

Les dirigeants chinois comptent, de leur côté, d’abord sur des retombées économiques positives : bâtir un nouveau réseau d’influences et de connexions en Europe est essentiel pour une puissance qui se veut globale11. Il y a ensuite un effet de publicité, presque une politique de séduction : en se posant en sauveur d’une nation européenne qui peinait à sortir la tête de l’eau, malgré l’aide de l’UE, le gouvernement chinois prouvent qu’ils sont dignes de confiance, et montrent à des « clients » plus timides, que l’aide chinoise est précieuse, efficace et fiable. Un collaborateur satisfait en amène généralement d’autres, par l’effet du bouche à oreille. Surtout dans un univers mondialisé comme le nôtre. D’une certaine manière, on a presque l’impression que la Chine tente de donner des leçons à l’UE. S’inspirant des politiques de développement conçues par les autorités européennes, la Chine prend l’initiative, en montrant au reste de l’Europe, qu’elle fonctionne plus vite, plus efficacement que les organes de l’UE. La Chine veut désormais que les Etats européens les plus endettés la considèrent comme une alternative crédible, face à l’UE, qui peine à remettre à flot ses membres les plus mal en point.12

Les travaux de rénovation entamés à Gênes et à Trieste amèneront, pour leur part, d’autres effets positifs pour la Chine. La puissance chinoise est en train de poser les premiers jalons de son grand projet de nouvelles routes de la soie : ces infrastructures, utilisées pour le commerce et la circulation des marchandises, seront des bases à partir desquelles les autorités chinoises pourront étendre leurs réseaux d’échange… et encore et toujours, leur influence.

Non contente de s’attaquer aux domaines du commerce maritime, ou du commerce en général, la Chine a des ambitions plus globales. En Europe, la présence chinoise se fait déjà sentir dans un nombre incroyable d’industries : nouvelles technologies, produits de luxe, automobile, énergie…13. Même les domaines qui relèvent du soft power (le sport par exemple14) commencent à sentir la présence chinoise grandissante15.

A ce stade, cependant, les autorités chinoises doivent et encore et toujours composer avec la méfiance de leurs homologues européens : même les nouveaux partenaires italiens sont réticents quant à l’idée d’ouvrir tous leurs marchés à Pékin. Il existe dans l’esprit européen en général une réelle peur quant à une potentielle « invasion économique ».

Mais qu’à cela ne tienne. Car Pékin n’a pas prévu de ménager ses efforts : les autorités chinoises, afin de détromper les détracteurs les plus acharnés du projet OBOR ont déjà prévu de favoriser les cerveaux et jeunes diplômés italiens en construisant pour eux un incubateur pour la recherche sur les véhicules propres, à Sunzhou. Pour ce projet, on parle déjà d’investissements combinés à hauteur de 133 millions d’euros, et déjà, des chercheurs de l’Université de Bologne ou de la Scuola Politecnica di Design, ont accepté de venir dans ce centre spécialement bâti pour aider à l’avancement de leurs travaux16. Cela colle plutôt bien avec l’annonce de Pékin, qui laissait présager une coopération étendue17 dans divers domaines de l’innovation technologique. Nul doute que cette initiative n’est qu’une première étape, pour un projet plus global ; on imagine sans peine que les marchés chinois comptent déjà sur l’arrivée prochaine d’investisseurs italiens, pour commencer. Qui seront probablement suivis par des investisseurs européens: d’après les chiffres de l’Institut Montaigne, les cerveaux français se montrent de plus en plus intéressés par les possibilités offertes par la Chine… en Chine18.

Des réactions occidentales teintées de méfiance et d’hostilité

Le projet des nouvelles routes de la soie a fait grincer de nombreuses dents, de Paris à Washington, en passant par Bruxelles. Il faut dire que l’ampleur de ce nouveau chantier a de quoi faire peur. Avec un tel projet en tête et en marche, le message que voulaient faire passer les autorités chinoises est limpide : après avoir essuyé certains échecs cuisants et décisifs19 dans leur propre zone d’influence historique qu’est l’Asie-Pacifique, le viseur du géant chinois est désormais pointé sur l’Europe.

C’est d’ailleurs là la plus grande peur des autorités européennes, autorités françaises en tête : que le commerce chinois s’installe si bien en Europe, qu’il parvienne à démantéler les réseaux commerciaux bâtis et utilisés par la communauté européenne. L’UE, première puissance en termes d’importations (plus de 1860 milliards d’euros en 2017)20, semble particulièrement attachée à cette place de n°1, et n’entend pas la céder à la Chine21.

CROISSANCE EUROPEENNE EN 2017 : UNE FAIBLESSE RELATIVE POUR L’ITALIE22

LA CROISSANCE CHINOISE : MALGRE UNE « BAISSE » HISTORIQUE DU TAUX DE CROISSANCE, LA CHINE RESTE PUISSANTE EN TERMES ECONOMIQUES23
Une théorie courante veut que la croissance chinoise se soit affolée de manière trop brusque dans les années 80, alors que le pays commençait lentement à s’ouvrir à ses voisins et au monde au général. Il était impossible de garder un tel dynamisme, la même vitesse éternellement : une baisse semble naturelle. D’autres facteurs, cependant (corruption, lourdes industries contribuant à des taux de population confinant au gigantisme…) rentrent forcément en ligne de compte.


Dans l’esprit des autorités européennes, l’arrivée imminente de la Chine en Europe menace le cœur, même l’existence, du modèle économique européen24, déjà particulièrement fragile. La plus grande crainte des Européens est de voir les pays les plus vulnérables économiquement parlant, se détourner définitivement des institutions européennes, pour mieux retomber dans les griffes du géant chinois. Cette crainte, même si elle semble excessivement catastrophiste, n’est pas totalement infondé. Après tout, la Chine a pris assez facilement le contrôle du port du Pirée en Grèce (un rachat complet, étalé sur 5 ans en tout, qui a coûté la bagatelle de 365 millions d’euros25) ou du port de Valence en Espagne (la Chine est le principal partenaire commercial du port : ce dernier était le cinquième port d’Europe en termes de commerce en 201726), deux pays qui ont particulièrement souffert des conséquences de la crise économique, avec des vagues de récession qui ont bien failli détruire les économies respectives de ces deux Etats…27 :

La montée en puissance d’investisseurs chinois en Europe oblige l’UE à se confronter à ses propres dysfonctionnements. Puisque l’UE n’arrive pas à remettre à flot les nations européennes en ayant le plus besoin, ces dernières sont obligées de se tourner vers des partenaires alternatifs : la Chine est l’une des options les plus populaires, étant donné la fiabilité, réelle ou supposée de ses marchés.

On ne peut pas parler de rivalité entre l’Union Européenne et la Chine, car les deux entités, sont dès le départ, éminemment différentes. Là où la Chine est une nation souveraine, l’Union Européenne au contraire est comme son nom l’indique un rassemblement d’Etats. Alors que la Chine peut fonctionner de manière fluide, à travers des décisions prises de manière unilatérale, l’Union Européenne repose sur des principes de négociation, car il est important pour l’UE de composer avec tous ses Etats membres, qui ont tous des objectifs, des méthodes de fonctionnement différents. Un rassemblement de nations hétérogène, qui semble parfois carrément hétéroclite. La communauté européenne est un colosse aux pieds d’argile. Un mouvement trop brusque dans une direction ou dans une autre pourrait tout détruire.

Aussi, on peut noter une différence majeure dans les plans de la Chine et de l’Union Européenne. Pour préserver l’équilibre et la stabilité de sa monnaie, l’Union Européenne ne peut pas se permettre de mobiliser ses ressources financières de manière trop dispendieuse. Alors qu’à l’inverse, la Chine qui tente de séduire l’Europe, a tout intérêt à dépenser son argent de la manière la plus tape-à-l’oeil possible28… D’un côté, l’Union Européenne, obligée de serrer la ceinture de tous pour sauver ses membres les uns après les autres. De l’autre, une Chine capable d’être excessivement dépensière… en attendant un retour sur investissement.

L’Union Européenne craint les politiques expansionnistes de la Chine. Certains vont même jusqu’à parler de concurrence déloyale. Pour autant, les décideurs européens savent qu’ils ne peuvent pas se passer de la Chine, et sont assez conscients de la situation pour comprendre qu’il leur est désormais impossible d’enrayer totalement la marche de la politique chinoise dont nous parlons. Pour se protéger face à la puissance chinoise, en passe de devenir une superpuissance, l’Union Européenne cherche à jouer la carte de la prudence, et préfère recourir à des méthodes mêlées de négociation et de médiation29 .

En ce qui concerne les nations les plus actives au sein de l’UE, Allemands et Français qui sont, comme l’Italie des membres fondateurs de la communauté ont tenu à mettre en garde Rome contre de possibles risques sécuritaires. La formule a maintes et maintes fois été utilisée mais ici, elle semble faire particulièrement sens : l’Italie pourrait être changée en cheval de Troie. La plus imminente des menaces pourrait bien venir du cyberespace : l’Italie, tout comme de trop nombreuses nations européennes dispose de faibles défenses en la matière. Tandis que de l’autre côté, les autorités chinoises – qui ont, d’ailleurs, encore augmenté le budget de la défense, en prévision des futurs affrontements que verra le théâtre d’opérations cyber30 – peuvent faire appel, tout comme les Israéliens, les Nord Coréens ou les Russes, à certains pirates informatiques, parmi les meilleurs hackers du monde31. Avec un budget pour la défense qui se réduit comme peau de chagrin32 (on prévoyait il y a peu une baisse d’au moins 500 millions d’euros dans ce domaine33) il semble que l’Italie représente un David bien vulnérable face à un Goliath chinois écrasant.

De l’autre côté de l’Atlantique, la décision aussi a fait grand bruit. Dire que le projet des nouvelles routes de la soie déplaît à Washington est un euphêmisme. Les relations entre les États-Unis et la Chine sont arrivées à un stade particulièrement complexe, entre rivalités économiques, géopolitiques, ou même franche hostilité. L’élection du président américain Donald Trump34, qui en 2018, a bouleversé les choses : l’administration américaine de D. TRUMP a lancé une véritable guerre commerciale, désignant la Chine comme son principal adversaire35. Cette initiative américaine a déjà coûté plus de 34 milliards de dollars36 à l’économie chinoise, et pourrait bien menacer les taux d’exportations chinois : les dégâts occasionnés pourraient se chiffrer, dans les pires des cas, de 200 à 500 milliards de dollars37. Face à une telle hostilité, les autorités chinoises ont annoncé qu’elles ne plieraient pas… Et on peut voir dans le projet OBOR, un outil de la puissance chinoise, une forme de riposte. Ce qui déplaît aux États-Unis, car à leurs yeux, le projet a quelque chose de véritablement effrayant.

En ce qui concerne l’Italie, les États-Unis auront jusqu’à la dernière minute38, tenté de dissuader les Italiens de s’engager avec les autorités chinoises, allant même jusqu’à recourir à des menaces à peine voilées39. En vain. Depuis la signature des accords à Rome, Washington n’a plus que de véhémentes critiques pour l’Italie40, ou même l’Europe en général.

La principale crainte des États-Unis est que l’exemple de l’Italie soit suivi et reproduit par d’autres nations européennes, qui souffrent également de problèmes de déficit. La perte de l’Union Européenne en tant que partenaire commercial serait un coup dur pour l’économie américaine, peut-être même un coup fatal :

Il y a aussi un sentiment de trahison : les États-Unis pensaient être le partenaire favori des nations européennes. Pour Washington, il est difficile de voir un pays européen quitter son giron… surtout lorsque ce pays s’apprête à rejoindre la sphère d’influence chinoise.

Il faut enfin noter qu’au même titre que les Européens, les États-Unis considèrent que les nouvelles routes de la soie pourraient créer de nouvelles problématiques sécuritaires. Alors que les États-Unis travaillent déjà sur des risques de cyberespionnage, notamment le projet de 5G41 porté par le géant du numérique chinois Huawei42, les États-Unis doivent aussi penser à des questions plus « traditionnelles », donc aux troupes de l’OTAN stationnées en Europe43. Si le vieux continent devenait demain un fief sino-européen, nul doute que les déplacements des troupes américaines travaillant en Europe, pour le compte de l’alliance atlantiste, seraient considérablement compliqués. Ces troupes sont l’un des outils les plus efficaces dont disposent les États-Unis en matière de dissuasion et de sécurité : neutraliser les troupes de l’OTAN, entièrement ou en partie, c’est amputer le géant américain.

Au moins une partie du cauchemar des autorités américaines semble aujourd’hui progressivement se réaliser : une autre nation européenne, le Luxembourg44, s’est déclarée prête à travailler sur le projet OBOR avec la Chine. Etant donné le profil du Luxembourg, un pays connu pour sa bonne santé financière (surtout proportionnellement à la taille de cette nation45), ce choix est aussi curieux qu’inquiétant.

Difficile de savoir ce qui a motivé cette décision. Dans l’état actuel des choses, les deux hypothèses les plus crédibles seraient : 1) la Chine a des moyens d’une ampleur insoupçonnée à mettre au service de sa politique de séduction : elle est même capable de « débaucher » des nations riches 2) Déçu par l’opacité de l’administration des institutions européennes (ironiquement illustrée par le scandale LuxLeaks), le Luxembourg a perdu foi en l’Europe. Avec la montée en puissance de nombreux leaders eurosceptiques, on peut d’ailleurs raisonnablement craindre une généralisation de cette tendance. L’impact du projet des nouvelles routes de la soie sur la politique européenne est un facteur que nous devons désormais considérer comme capital.

Un article pour le Prix Geolinks, par Gaëtan DUPUY

Image de couverture : Quirinale Press office / AFP

1 Italy aims to be China’s first G7 partner on Belt and Road, South China Morning Post, Liu Zhen (Septembre 2018) https://www.scmp.com/news/china/diplomacy/article/2165292/italy-aims-be-chinas-first-g7-partner-belt-road

2Italy and China in plan for new Silk Road-style trade network, The Guardian/ The Observer (Italy), Angela Giuffrida (23 mars 2019) https://www.theguardian.com/world/2019/mar/23/italy-china-new-silk-road-belt-and-road-g

3L’Italie signe 29 accords avec la Chine et s’engage sur la nouvelle route de la soie, RFI (23 mars 2019) http://www.rfi.fr/europe/20190323-italie-accords-chine-route-soie-jinping

4 Cartographie : avec les nouvelles routes de la soie, La Chine tisse une toile mondiale, Courrier International (Septembre 2018)https://www.courrierinternational.com/grand-format/cartographie-avec-les-nouvelles-routes-de-la-soie-la-chine-tisse-une-toile-mondiale

5Les nouvelles routes de la soie : le Pirée, un port chinois au cœur de l’Europe, Le Figaro, Alexia Kefalas (Juillet 2017) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/08/04/20002-20170804ARTFIG00237-les-nouvelles-routes-de-la-soie-le-piree-un-port-chinois-au-coeur-de-l-europe.php

6 L’impact de la crise sur les pays européens, SlideShare via Linkedin, présentation graphique de Mohcine Boudas (2015) https://fr.slideshare.net/GangsterGangstar/limpact-de-la-crise-sur-les-pays-europens

7 La dette publique des Etats de l’Union Européenne, Toute l’Europe/Comprendre l’Europe (2018) https://www.touteleurope.eu/actualite/la-dette-publique-des-etats-de-l-union-europeenne.html

8La Chine à la conquête des ports italiens, France Info (21 mars 2019) https://www.francetvinfo.fr/monde/italie/la-chine-a-la-conquete-des-ports-italiens_3244113.html

9 Pékin veut faire de Trieste l’un des points de passages des «  nouvelles routes de la soie », Le Monde, Jérôme Gautheret (20 mars 2019) https://www.lemonde.fr/international/article/2019/03/20/pekin-veut-faire-de-trieste-l-un-des-points-de-passage-des-nouvelles-routes-de-la-soie_5438717_3210.html

10 L’Italie va rejoindre les nouvelles routes de la soie, BFM Business, Benaouda Bessaim (11 mars 2019)https://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/l-italie-va-rejoindre-les-nouvelles-routes-de-la-soie-1649755.htm

11 Que sont les nouvelles routes de la soie, ce projet pharaonique de la Chine ?, Europe 1 (24 mars 2019) https://www.europe1.fr/international/que-sont-les-nouvelles-routes-de-la-soie-ce-projet-pharaonique-de-la-chine-3879647

12 La Chine négocie en sous-main avec l’Italie, Euractiv, Gerardo Fortuna & Samuel Stolton (11 mars 2019) https://www.euractiv.fr/section/commerce-industrie/news/exclusive-leaked-memo-reveals-chinas-detailed-plans-in-italy

13 L’Italie se lance sur les nouvelles routes de la soie, La Croix, Anne Le Nir (21 mars 2019) https://www.la-croix.com/Economie/Monde/LItalie-lance-nouvelles-routes-soie-2019-03-20-1201010141

14 L’Italie rejoint les « nouvelles routes de la soie » de la Chine, Le Monde (23 mars 2019) https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/03/23/malgre-l-inquietude-de-bruxelles-l-italie-rejoint-les-nouvelles-routes-de-la-soie-de-pekin_5440367_3234.html

15 Clermont, Sochaux ou Lens : les étrangers rachètent les clubs de Ligue 2, Le Monde, Rémi Dupré (24 avril 2019) https://www.lemonde.fr/football/article/2019/04/24/la-ligue-2-convoitee-par-les-investisseurs-etrangers_5454125_1616938.html

16 La Chine et l’Italie ont lancé une base d’innovation automobile, China.org via Xinhua (30 avril 2019) http://french.china.org.cn/china/txt/2019-04/30/content_74740013.htm

17L’Italie invitée à rejoindre la Chine pour constituer un « modèle de coopération », China.org (28 avril 2019)http://french.china.org.cn/china/txt/2019-04/28/content_74730989.htm

18La Chine vue par les Français : menace ou opportunité ?, Institut Montaigne, Philippe Le Corre (Janvier 2019) https://www.institutmontaigne.org/blog/la-chine-vue-par-les-francais-menace-ou-opportunite

19La Malaisie inflige un revers aux « nouvelles routes de la soie », Le Monde, Frédéric Lemaître (Août 2018) https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/08/22/la-malaisie-inflige-un-revers-aux-nouvelles-routes-de-la-soie_5344928_3216.html

20L’Europe, pôle commercial mondial, Toute l’Europe/Comprendre l’Europe, Vincent Lequeux (18 avril 2019) https://www.touteleurope.eu/actualite/le-commerce-exterieur-de-l-union-europeenne.html

21Europe unveils its answers to China’s Belt and Road Plan, Finacial Times, Michael Peel (September 2018) https://www.ft.com/content/bbcda96a-bc1b-11e8-8274-55b72926558f

22 La croissance en Europe, Toute l’Europe/Comprendre l’Europe (2018)https://www.touteleurope.eu/actualite/la-croissance-en-europe.html

23 Chine : la croissance du PIB au plus bas depuis près de 30 ans, La Tribune (Janvier 2019) https://www.latribune.fr/economie/international/la-croissance-du-pib-de-la-chine-au-plus-bas-depuis-1990-804596.html

24 Nouvelles routes de la soie : le vrai plan de Xi Jinping, Les Echos, Michel de Grandi (Février 2018)https://www.lesechos.fr/2018/02/nouvelles-routes-de-la-soie-le-vrai-plan-de-xi-jinping-983666

25 Le port du Pirée cédé au chinois Cosco, Le Monde, Adéa Guillot (2016) https://www.lemonde.fr/economie/article/2016/01/21/le-port-du-piree-cede-au-chinois-cosco_4851244_3234.html

26 Le port de Valence renforce son partenariat avec la Chine, Le courrier d’Espagne, Mathilde Perron (2017) https://www.lecourrier.es/le-port-de-valence-renforce-son-partenariat-avec-tianjin-chine/

27 L’Union Européenne et les nouvelles routes de la soie, Institut des Relations Internationales et Stratégiques, Elvire Fabry (25 janvier 2019) http://www.iris-france.org/129226-lunion-europeenne-et-les-nouvelles-routes-de-la-soie/

28 Routes de la soie : la nouvelle carte des ambitions économiques mondiales de Pékin, France24, Sébastien Seibt (22 mars 2019) https://www.france24.com/fr/20190322-routes-soie-nouvelle-carte-monde-economique-chinoise

29 Face à la Chine, l’Europe cherche l’Union, Le Monde, Cécile Ducourtieux, Cédric Pietralunga, Jean Pierre Stroobants (22 mars 2019) https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/03/22/commerce-investissements-face-a-la-chine-l-europe-cherche-l-union_5439603_3234.html

30 China defence budget $175 billion ; India’s $45 billion, The Economic Times, Shaurya Karanbir Gurung (2018) https://economictimes.indiatimes.com/news/defence/china-boosts-defence-spending-amid-military-modernisation/articleshow/63165907.cms

31 L’Italie, le nouveau pion européen gagné par la Chine, France Cultutre, Brice Couturier (22 mars 2019) https://www.franceculture.fr/emissions/le-tour-du-monde-des-idees/le-tour-du-monde-des-idees-du-vendredi-22-mars-2019

32 L’Italie va baisser ses dépenses militaires en 2019, Zone militaire via OPEX360, Laurent Lagneau (2018) http://www.opex360.com/2018/07/27/litalie-baisser-depenses-militaires-2019/

33 L’Italie pourrait supprimer au moins 500 millions d’euros de dépenses militaires, Zone militaire via OPEX360, Laurent Lagneau (2018) http://www.opex360.com/2018/10/12/litalie-pourrait-supprimer-au-moins-500-millions-deuros-de-depenses-militaires/

34 The second return of Marco Polo to Italy, Eurasiareview, Juan Martin Gonzalez Cabanas (9 avril 2019) https://www.eurasiareview.com/09042019-the-second-return-of-marco-polo-to-italy-oped/

35Guerre commerciale : les pommes de discorde entre la Chine et les États-Unis, Capital (Février 2019)https://www.capital.fr/economie-politique/negociations-commerciales-chine-usa-les-dossiers-qui-fachent-1327974

36Guerre commerciale : la Chine aurait plus à y perdre que les États-Unis, Capital, Nicolas Gallant (2018) https://www.capital.fr/entreprises-marches/guerre-commerciale-la-chine-aurait-plus-a-y-perdre-que-les-etats-unis-1297544

37Guerre commerciale : Chine et États-Unis n’ont plus qu’un mois pour se mettre d’accord, Le Figaro (1 février 2019) http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2019/02/01/20002-20190201ARTFIG00077-guerre-commerciale-chine-et-etats-unis-n-ont-plus-qu-un-mois-pour-se-mettre-d-accord.php

38 USA urges Italy against China’s OBOR initiative, Asian News International (10 mars 2019) https://www.aninews.in/news/world/us/usa-urges-italy-against-chinas-obor-initiative20190310142439/

39 Italy to join China’s New Silk Road infrastructure plan, Euractiv, Jorge Valero (7 mars 2019) https://www.euractiv.com/section/china/news/italy-to-join-chinas-new-silk-road-infrastructure-plan/

40L’Italie sur le ring entre la Chine et les États-Unis, Courrier International via La Repubblica, Lucio Caracciolo (22 mars 2019) https://www.courrierinternational.com/article/geopolitique-litalie-sur-le-ring-entre-la-chine-et-les-etats-unis

41Avec la 5G, « le politique prend le pas sur l’économique et Huawei n’y peut rien », Le Monde, Philippe Escande (Février 2019) https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/02/25/avec-la-5g-le-politique-prend-le-pas-sur-l-economique-et-huawei-n-y-peut-rien_5427892_3234.html

42Huawei : pourquoi certains pays se méfient autant de l’entreprise chinoise ?, Le Monde (Janvier 2019) https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/01/30/ce-qu-il-faut-retenir-des-affaires-entourant-le-groupe-chinois-huawei-soupconne-d-espionnage_5416590_3234.html

43 La Chine étend sa toile en Italie, Libération, Arnaud Valerin (21 mars 2019)

44 Le Luxembourg signe un protocole d’accord sur la BRI, Observatoire Français Sur les Nouvelles Routes de la Soie (23 mars 2019) https://observatoirenrs.com/2019/03/31/le-luxembourg-signe-un-protocole-daccord-sur-la-bri/

45 Le Luxembourg, 2ème pays le plus riche du monde, Médecins du Monde via le Quotidien (2016) http://medecinsdumonde.lu/le-luxembourg-2eme-pays-le-plus-riche-du-monde/

SOURCES :

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