Fiche Pays – République Populaire de Chine

Sommaire

1. Introduction du pays 1

2. Caractéristiques pays et chiffres clés 2

3. Risques de la Chine 5

(1) Le risque politique 5

(2) Les risques économiques et financiers 6

(3) Les risques géographiques et environnementaux : 7

4. Nouvelle route de la soie 8

5. Hard power 9

6. Soft power 10

7. Conclusion générale 11

1. Introduction du pays

Une des plus anciennes civilisations au monde, la Chine est créée en 1949 par Mao Zedong sur la place Tian’anmen. Le président de Chine aujourd’hui est XI Jinping. La Chine se veut être une république, d’où son véritable nom, République populaire de Chine (RPC). Le gouvernement de la RPC est contrôlé par le Parti communiste chinois.

Son drapeau chinois a été employé par la Constitution de la République populaire de Chine est un drapeau rouge de format rectangulaire (3×2), qui porte en haut à gauche cinq étoiles jaunes: une grande et quatre petites. Les cinq étoiles jaunes à cinq branches se concentrent dans la partie supérieure gauche du drapeau; les quatre plus petites forment un demi-cercle sur la droite d’une étoile plus grande. Les cinq étoiles symbolisent la grande union du peuple entier (les petites étoiles), autour du Parti communiste chinois, la grande étoile. Le rouge est le symbole de la révolution et le jaune, celui de la lumière inondant le territoire chinois. Le drapeau et l’emblème nationaux avaient été choisis à la veille de la proclamation de la République populaire le 1er octobre 1949, lors de la 1 ère Conférence Consultative politique du peuple chinois. Ce drapeau a été conçu en 1949 par Zeng Liansong, peu après l’arrivée au pouvoir des communistes, et hissé sur la place Tian’anmen pour la première fois le premier octobre 1949.

Sa population est de 1 382 323 000 habitants, soit environ 1/5 de la population mondiale, ce qui en fait donc le pays le plus peuplé au monde. La fleur nationale de Chine est la pivoine, qui avait déclaré sous la dynastie des Qing comme fleur nationale en 1903.

2. Caractéristiques pays et chiffres clés

Avec une superficie de 9 596 961 km selon l’ONU (statistique 2016), la Chine est le troisième plus grand pays dans le monde. Elle est le pays avec la Russie ayant le plus de frontières avec d’autres pays. Elle touche en effet 14 pays, pour une frontière totale de 22 1117 km, qui sont la Corée du Nord, la Mongolie, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afganhanistan, le Pakistan,le Népal, le Bhoutan, l’Inde, la Birmanie, le Laos et le Viêt Nam. La Chine a également deux mers à l’est de son territoire, la mer jaune, au nord, et la mer de Chine orientale, où se trouve Taïwan, qui fait également partie de la Chine.

La République populaire de Chine comprend 22 provinces. L’île de Taïwan constituant selon les dirigeants de Pékin la 23e province chinoise. En outre, 5 régions autonomes où vivent de nombreuses minorités ethniques. La capitale de la Chine est Beijing, située dans le nord du pays, la municipalité de Beijing, d’une superficie de 16 800 km2, borde la province du Hebei ainsi que la municipalité de Tianjin. Beijing est considérée comme le centre politique et culturel de la Chine, tandis que Hong Kong et Shanghai dominent au niveau économique.

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Carte de la Chine

Le climat de la Chine est très varié, de subtropical (appelé d’ailleurs parfois “climat chinois”) au sud (de l’île de Hainan à Shanghai) à subarctique au nord (province d’Heilongjiang), et marqué par la mousson résultant de la différence de capacité du continent et de l’océan à absorber la chaleur. C’est en effet la mousson qui est responsable pour une large part de la quantité de précipitations que reçoivent les différentes régions du pays. La répartition de la population chinoise est à mettre en rapport avec les contraintes climatiques.

Le relief de la Chine est d’une grande diversité. Mais il est marqué par la montagne dans le premier temps : 40% du territoire chinois se trouve au-dessus de 2 000 mètres d’altitude. Les géographes distinguent en général trois grands ensembles, disposés en espalier, avec un gradient d’altitude décroissant de l’ouest vers l’est. Un escarpement continental, qui court du Grand Khingan au plateau Yunnan-Guizhou en passant par les monts Taihang, sépare les plateaux arides du nord et de l’ouest des plaines fertiles de l’est, où se concentre la grande majorité de la population et de l’agriculture intensive.

Le centre de la Chine est en moyenne moins élevé que les régions occidentales du pays. Le relief se compose de moyennes montagnes, de plateaux, de collines et de bassins. Mais nous pouvons distinguer plusieurs sous-ensembles souvent compartimentées. Les montagnes chinoises sont parmi les plus hautes d’Asie et du monde. Les principaux fleuves du pays y prennent leur source. L’Himalaya sépare le monde chinois (au nord) du monde indien (au sud). La chaîne culmine à 8 88 mètres au Mont Everest, situé à la frontière sino-népalaise. Derrière l’Himalaya, en allant vers le nord, on trouve le plateau tibétain, encadré par le Karakorum et les monts Kunlun.

Le relief de la Chine

Le centre du pays donne source aux deux rivières principales de Chine, le Yangtsé et le Fleuve Jaune. Le Yangtsé est le plus long fleuve de Chine, troisième fleuve du monde après le Nil et l’Amazone. Il est navigable sur une grande partie de sa longueur et porte le site du barrage des Trois-Gorges. Il prend sa source au Tibet puis traverse 6 300 km au cœur de la Chine, drainant un bassin hydrographique de 1,8 million de km2 avant de se jeter dans la mer de Chine. Le Fleuve Jaune (Huang He) prend sa source dans les hauts plateaux tibétains, ensuite il coule à travers la plaine de la Chine du Nord, centre historique de l’expansion de la culture chinoise. Ses riches sols alluviaux sont cultivés depuis la préhistoire. La plaine elle-même est une continuation de la plaine de Mandchourie vers le sud-ouest, bien qu’elle en soit séparée par la mer de Bohai.

Le yuan (ou renminbi, qui signifient tous deux « monnaie du peuple »), est la devise nationale de la République populaire de Chine,  à l’exception de Hong Kong, qui utilise le dollar, et Macao, qui a comme monnaie le Pataca, lié au dollar de Hong Kong. L’abréviation officielle est CNY pour Chinese Yuan. Son symbole latinisé est ¥, mais la double barre est souvent remplacée par une seule barre dans l’usage courant. Sa monnaie est considérée comme sous-évaluée ce qui est un avantage pour les exportations. La monnaie officielle de Taïwan est le nouveau Dollar de Taïwan (TWD), mais on continue d’utiliser le mot “Yuan” à l’oral. A ces deux exceptions près, le yuan est l’unité de compte chinoise, émis par la Banque populaire de Chine, tandis que le renminbi est la monnaie réelle. Cette monnaie a cours depuis 1995, où le foreign exchange certificate (FEC), monnaie réservée aux étrangers, a été abandonnée. Depuis 2005, la monnaie est chinoise est indexée sur les plus importantes monnaies mondiales, et surtout le dollar.

La République populaire de Chine reconnaît sur son territoire 56 ethnies. Mentionnée sur la carte d’identité, l’identité de minorité permet, selon le gouvernement chinois, d’appliquer une discrimination positive, afin de préserver la culture et la langue des peuples non Hans. L’ethnie Han constitue la majorité (plus de 92% de la population) et les 55 autres sont appelées des minorités. Les 55 ethnies minoritaires utilisent leur propre langue dont 21 possèdent leur propre écriture et utilisent 27 systèmes d’écriture. La langue chinoise la plus utilisée est Mandarin. Sur le territoire de la RPC les langues peuvent se diviser en dialectes, sous dialectes et jargons, d’où les difficultés dans la communication. Les plus grandes différences de dialectes existent dans le sud, sachant que deux dialectes peuvent avoir une plus grande distance que deux langues. Globalement, les langues de la Chine appartiennent à quatre famille : la langue du nord, Cantonnais, la langue du Min, et celle de Wu.

Pour finir sur la présentation globale du pays, la Chine est une grande puissance en développant avec ses ressources naturelles diversifiées et son économie en décollant. Elle se positionne un rôle important dans la scène mondiale. Après cette brève étude des nombreuses caractéristiques du pays, nous allons nous pencher sur l’analyse plus spécifique des risques liés à cet état des lieux.

3. Risques de la Chine

(1) Le risque politique

Politiquement parlant, la RPC a actuellement une constitution adoptée le 4 décembre 1982, et il est difficile de caractériser véritablement son régime : considéré comme un État communiste depuis le début du 20ème siècle, certains le désignent néanmoins comme autoritaire ou encore capitaliste. L’utilisation de « socialisme de marché », pourrait caractériser la Chine actuellement, montrant son évolution tout en gardant des bases solides en rapport avec le communisme. Le gouvernement et les institutions au pouvoir sont stables, puisque le parti communiste chinois est au pouvoir depuis 1949. Durant les récentes décennies, la Chine a permis de maintenir les actifs d’état tout un développant une productivité digne du secteur privé. Une des manières de mettre dans la balance cette antinomie fut de graisser certains rouages des managers privés, une façon de compenser la motivation sans privatiser. La résultante fut une explosion des infrastructures de croissance, et une certaine forme de tolérance dans les arrangements contractuels. Le parti considéra que la corruption était un moyen d’obtenir de la croissance sans avoir à abandonner le contrôle politique. Ce qui demeure à voir en revanche et si ce modèle peut survivre encore demain.

La corruption est le plus grand danger qui menace le Parti communiste chinois. Il y a même un ministère de la propagande qui applique la censure sur les moyens d’expression tels qu’Internet, la cinématographie ou la télévision. La censure est routinière en Chine, elle est intégrée dans l’ensemble du système du pays, le Parti Communiste Chinois réagissant rapidement à toute menace pour le régime, comme à Tian’anmen. Néanmoins, cette censure admet des limites, et ce notamment avec les médias qui dévoilent des vérités que le gouvernement chinois préférerait taire. Les autres partis que le parti officiel ont une existence quasi nulle. La vaste campagne anti-corruption a été lancée par le président Xi Jinping en 2012, son idée principale était, d’évincer les plus importants associés et autres acolytes de Jiang Zemin, l’ancien chef du Parti, à la tête d’une puissante faction politique rivale. Malgré la rhétorique officielle qui affirme que la campagne anti-corruption est en train de changer la culture politique décadente au sein du régime chinois, la situation réelle demeure bien triste.

La lutte des autorités chinoises contre le blanchiment d’argent a été tardive et ses progrès, très lents. Liée aux raisons politiques, la Chine s’est dotée des lois pénales lui donnant les bases de sa lutte contre le blanchiment. En 2006, la banque centrale a institué cette «loi anti-blanchiment d’argent », ensuite étendue aux Bourses et aux assurances.

La corruption de la Chine

Les conflits internes se caractérisent par des rebellions marquées par des émeutes quotidiennes des habitants qui s’opposent aux pratiques du Parti. Les protestations contre le régime autoritaire se font régulièrement entendre. Les conflits internes consistent aussi en des conflits avec certaines régions qui voudraient leur indépendance, tel que le Tibet, ou encore avec d’autres régions en conflit avec le gouvernement central telles que la Mongolie intérieure, le Xinjiang ou Taïwan. Parmi ces conflits internes, on retrouve les pressions ethniques,  ainsi que l’insistance du pouvoir personnel, qui sont fortes en raison du grand nombre présent sur le territoire, comme dit plus haut. On assiste à une répression des autres ethnies par celles des Han, largement majoritaire sur le territoire. Au Xinjiang notamment, un conflit ethnique important est présent avec les Ouïghours.

Concernant les conflits externes et les pays à risques potentiels, la Chine est, de par son régime, un pays ennemi à beaucoup d’autres. Un conflit important a lieu pour le contrôle de la mer de Chine méridionale depuis les années 1970, et notamment des îles Spratleys, en raison de l’importance des ressources qu’elle contient. Des oppositions ont lieu entre Taïwan, la Chine, le Vietnam, la Malaisie ou les Philippines. La Chine a également des tensions avec l’Inde, depuis la guerre de 1962, et ce pour plusieurs raisons, telles que le contrôle maritime ou le problème Tibétain. Un conflit territorial existe avec le Japon, encore en lien avec le territoire maritime. Pour finir, les États Unis ont menacé d’intervenir dans tous ces conflits maritimes contre la Chine. De nombreux pays sont donc en conflit plus ou moins important avec la Chine, et ce notamment du fait du territoire maritime.

(2) Les risques économiques et financiers

L’indice chinois des prix à la consommation (IPC) accélère de nouveau depuis le milieu de l’année 2010 sous l’effet d’une inflation soutenue des produits alimentaires, elle-même imputable à la conjonction de plusieurs facteurs : une hausse des coûts de production (salaires, importations), l’urbanisation (qui menace les surfaces cultivables), les dysfonctionnements des canaux d’approvisionnements (qui, dans le contexte monétaire actuel, favorisent la spéculation) et la politique de rattrapage des revenus ruraux. IPC chinois le plus récent est 1.66% actuellement, à titre de comparaison, celui des Etats Unis en 2017 est de 2.14 %, et celui de la France de 1.075%.

Le PIB est la somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises (nationales ou internationales) situées sur le territoire. Le PIB par habitant (parité de pouvoir d’achat) de la Chine est de 11200 dollars en 2016. Même s’il affiche une progression constante depuis 20 ans, il reste petit. En effet, à titre comparatif, le PIB par habitant des Etats Unis en 2017 est de 59407 dollars, et celui de la France de 39621 dollars.

L’économie de la Chine, très diversifiée, est dominée par les secteurs manufacturiers et agricoles. L’agriculture emploie environ un tiers de la population active et contribue à 9% du PIB, bien que seuls 15% du sol chinois (soit 1,2 M km²) soit arable.  Le pays se place en tête dans la production mondiale de céréales, riz, coton, pommes de terre, thé. Le secteur minier occupe une place importante dans l’économie chinoise, le pays disposant d’un sous-sol riche en ressources énergétiques. La Chine possède d’importantes réserves en charbon (1ère source d’énergie du pays), lequel représente les deux tiers de la consommation totale d’énergie primaire. Les secteurs de l’industrie manufacturière et de la construction contribuent à près de la moitié du PIB de la Chine. Le secteur des services est resté en retrait, encombré par des monopoles publics et des réglementations contraignantes. La part du secteur tertiaire dans le PIB s’élève à environ de 50% du PIB et emploie près de la moitié de la population active.

Le commerce représente 37% du PIB chinois (2016). Dégageant d’énormes excédents commerciaux, la Chine est devenue le premier exportateur mondial, et se classe deuxième importateur mondial. Les principaux partenaires commerciaux de la Chine sont les pays du Sud-est asiatique, les États-Unis et l’Union européenne. Après s’être réduit en 2011 du fait de la crise de la zone euro, l’excédent commercial n’a cessé de se renforcer, du fait notamment d’un ralentissement de la croissance des importations dû à la morosité du marché immobilier.

Avec tous ces chiffres, nous pouvons voir notamment que si la Chine est en croissance constante, avec un PIB en augmentation, ses indicateurs montrent une économie encore faiblement développée en comparaison avec les pays développés. En 2016, l’économie chinoise a poursuivi son ralentissement, ce qui se traduit par une véritable récession dans la région du Nord-est, dépendante de l’industrie lourde, des entreprises publiques et de l’extraction minière. La Chine a des risques économiques sur son structure économique ou l’industrie lourde se compte le plus important. Il y a aussi des risques dans le commerce extérieur qui représente 37% du PIB chinois. Le bilan économique et financier est donc mitigé.

(3) Les risques géographiques et environnementaux :

La Chine est aujourd’hui le premier émetteur de gaz carbonique de la planète, devant les États-Unis. La Chine représente près du quart du total des rejets de gaz carbonique. Ses émissions par habitant (6,7 t pour 2011-2015) sont inférieures à celles d’un Américain (17) mais supérieure à celles d’un Français (5,2) selon la Banque mondiale.

La pollution de l’eau reste un problème principal en Chine, ainsi que près de trois quarts des lacs et rivières chinois sont hautement pollués, et la vie aquatique a disparu de plusieurs fleuves et cours d’eau. La pollution est aussi élevée le long des côtes, et oblige les pêcheurs à abandonner leur métier ou à aller pêcher toujours plus au large.

Les risques sismiques et géologiques sont nombreux dans le pays : deux des plus grandes séismes du monde ont eu lieu en Chine en 1556 (séisme de Shanxi) et en 1976 (séisme de Tangshan). Un tiers des 18 séismes les plus meurtriers du 20ème siècle ont eu lieu en Chine.

La Chine est sur des socles, c’est à dire des masses de roches cristallines métamorphiques, qui ont été affectés par la collision entre la plaque indienne et la plaque eurasiatique (où se trouve la Chine) il y a 40 millions d’années. Les socles de la Chine ont été cassés, provoquant des failles qui expliquent la violence et la fréquence des tremblements de terre, d’autant plus meurtriers qu’ils touchent des régions très peuplées.

4. Nouvelle route de la soie

La nouvelle route de la soie, aussi appelée la Ceinture et la Route, est une idée développée en 2013 par le président chinois Xi Jinping pour relier plus rapidement la Chine et l’Europe par le biais de deux routes : une passant par les terres (notamment Ouzbékistan et Turquie), et l’autre passant en majorité par les eaux (reliant la Chine à l’Europe par l’Afrique de l’Est). Le projet a une grande ampleur puisque 70 pays y participent déjà, représentant 70% de la population mondiale et 55% du PIB mondial.

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La Nouvelle Route de la Soie

C’est un chantier titanesque évalué à plusieurs milliers de milliards de dollars d’investissements. Pour cela, deux nouvelles banques ont été créée : la Banque de développement et la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (AIIB), dont la France est un membre fondateur ; ainsi qu’un fonds développé par la Chine : le Fonds de la Route de la Soie.

Le financement et la réalisation liés à la route en Asie centrale ont commencé en mars 2014, avec la signature de 33 accords entre la Chine et le Kazakhstan, pour l’énorme somme de 23.600 millions de dollars, y compris les projets dans l’acier, les métaux non ferreux, le verre de vitre, les raffineries de pétrole, l’hydroélectricité et l’industrie automobile. En 2015, la Banque de développement de Chine avait prévu, à elle seule, de débloquer plus de 800 milliards d’euros d’investissements sur 900 projets.

Le projet de la Route de la soie sert aux intérêts des provinces chinoises de l’intérieur qui, en utilisant ce label, peuvent espérer libérer l’octroi de nouveaux crédits, pour des projets très divers et pas toujours cohérents, toujours dans les infrastructures ou l’immobilier. L’un des meilleurs exemples est la multiplication de lignes de chemin de fer entre la Chine de l’intérieur et l’Europe, qui permettent d’offrir des images concrètes de mise en œuvre de la route de la soie, mais qui sont d’une rentabilité très limitée. C’est le cas en particulier de pays entre l’Asie centrale et l’Asie du Sud qui font partie des plus fragiles politiquement et financièrement, offrant des opportunités de rentabilité très limitées pour les banques et entreprises chinoises.

De plus, ce projet va permette à la Chine de nouer un lien avec le Kazakhstan qui compte investir plus de 20 milliards de dollars d’ici 2020 dans les transports, afin de devenir une zone stratégique de transit entre la Chine et l’Europe.

5. Hard power

L’armée populaire de libération (APL) est l’armée nationale de la Chine Il est constitué environ 2.2 millions d’hommes, parmi lesquels un nombre inconnu de cadres civils en uniforme. L’armée de terre compte environ 1,5 million d’hommes, la marine environ 255 000, l’armée de l’air entre 300 000 et 330 000 et la seconde artillerie (les forces nucléaires) autour de 100 000.

Puissance nucléaire, membre du Conseil de sécurité des Nations Unies, la Chine possède une armée nombreuse et qualifiée, dotée d’équipements modernes produits en majorité par ses propres industries de défense. Elle est, par ailleurs, la deuxième économie mondiale et sa croissance économique lui permet de soutenir un effort de défense important de manière constante. Pourtant, en dépit de ces caractéristiques générales, le hard power chinois présente des particularités qui nuancent fortement son importance et réduisent son effectivité.

Une des caractéristiques distinctives de l’APL est qu’elle demeure sous la tutelle directe du Parti, et non de l’Etat. L’armée n’obéit pas forcement au gouvernement chinois placé sous la surveillance du Premier ministre Li Keqiang et du Conseil d’Etat mais il est sous surveillance entièrement de la CMC. Toutefois, le comité permanent ne possède qu’un rôle d’orientation très général sur la politique de défense.

Entre 1999 et 2002, cette période marque la profonde restructuration des entreprises de défense chinoises pour en faire des entités compétitives. A partir de cinq entités existantes, les dirigeants chinois ont formé dix industries de défense, entièrement sous contrôle étatique. A l’origine, la division de chacun des cinq grands groupes en deux entités distinctes était officiellement destinée à stimuler une forme de compétition entre elles. Mais chaque industrie de défense développe des programmes et des technologies sur des segments distincts, sans aucun chevauchement. Au contraire même, ces industries collaborent de plus en plus entre elles et leur décloisonnement partiel (forme de coopération horizontale) est fortement encouragé par les autorités politiques.

6. Soft power

Depuis le massacre de Tiananmen de 1989, le Parti communiste chinois est plongé dans une crise idéologique profonde. L’idéologie socialiste qu’il se réclame est à cent lieues de la pratique du capitalisme sauvage qu’il a mise en œuvre.  Les valeurs créées et le système socio-politique sont les éléments importants du soft power Chinois.

La Chine possède une richesse des ressources culturelles. La langue est un attribut indéniable du soft power d’un pays. Le soft power prend forme des institutes Confucius dans tout le monde, particulièrement dans les pays occidentaux. Par ailleurs, la nature chinoise fait que l’opinion que le monde peut avoir à son égard lui importe beaucoup plus qu’elle ne l’avoue et que le rapport de force, symbolique, reste une manière de gérer ses relations, y compris, avec d’autres puissances. La Chine essaime des centres à travers le monde pour faciliter les échanges culturels et économiques dans près de 130 pays par l’intermédiaire de plus de 512 centres. En France, les trois quarts des étudiants sinisants du supérieur étudient une autre matière que la langue chinoise, ce qui est un signe de la valeur d’usage attribuée au chinois.

Néanmoins, les diasporas  représentent 35 à 40 millions de chinois dans le monde, ce qui est conséquent. Les chinois s’intègrent par le travail tout en gardant leur culture et leur réseau, les diasporas servent alors d’appui et de partenaire, et permettent à la Chine d’étendre leurs valeurs dans le monde entier.

Les ONG chinoises, elles, sont en développement permanent, grâce aux politiques plus tolérantes du pays, et ce développement est de plus en plus fort ces dernières années. Elles opèrent dans des champs divers tels que l’éducation, l’environnement, l’art, mais sont essentiellement concentrées sur la Chine plutôt que sur l’étranger. En cela, elles contribuent peu à l’expansion du soft power chinois.

Le soft power chinois est donc en expansion, et déjà efficace au travers des médias, mais il reste encore faible, comme le souligne le Parti communiste du pays.

7. Conclusion générale

Forces Faiblesses
– Pouvoir centralisateur fort, pseudo-cohésion autour du parti communiste chinois

– Hard power en progression importante (armée et technologie)

– Croissance économique forte

– Deuxième puissance économique mondiale

– Contrôle de la population via la censure

– Yuan : une monnaie stable

Risque souverain contenu : dette publique largement domestique et libellée en monnaie locale

Montée en gamme progressive grâce la stratégie Chine 2025 pour renforcer la production à haute valeur ajoutée

– Mécontentement de la population devant la corruption

– Soft power encore faible

– Niveau économique encore faible en comparaison des autres grands pays, taux d’inflation fort

– Les régions qui veulent être indépendantes ou s’opposent au régime

– Un IDH plutôt moyen

Les risques de crédit sont une source d’inquiétude. L’endettement important des entreprises aura un impact sur la croissance

Surcapacités dans certains secteurs industriels et endettement élevé des entreprises

Opportunités Menaces
– Le retrait des USA du TPP

– Prévisions de développement du soft power d’ici 2020

– Place importante sur la scène internationale

– Système d’alerte des risques géologiques

– Prévisions de croissance économique

– Nombreux conflit avec d’autres pays puissants

– Problèmes sismiques, géologiques, sanitaires et épidémiques

– Rébellion de la population

– La diversité d’ethnies, de population, de langues sur le territoire

Pour conclure, la République Populaire de Chine est un pays en hausse développement sur tous les fronts. Son pouvoir politique fort, et omniprésent dans toutes les sphères de la vie quotidienne de la population, permet au pays de se focaliser entièrement sur son expansion, et ce malgré un système subversif remis en question par les opposants au régime totalitaire basé sur la censure et la corruption. Ainsi, la RPC progresse économiquement afin de tenter de rattraper son retard sur les puissances occidentales. De même, le pays tente de diffuser de façon plus virulente sa pensée au travers du soft power, en augmentant notamment sa médiatisation mondiale. Avec un hard power important, le pays inquiète, au travers de l’armée au nombre le plus important du monde et d’un développement technologique intéressant.

La RPC privilégie la croissance de ses puissances économique, militaire, technologique et de communication, et cela aux dépends du social. Les risques sanitaires et épidémiques, la répression et la censure tendent à mécontenter une grande partie de la population qui se sent oppressée sous le joug communiste. Ainsi, des régions tentent de se séparer du pouvoir central, des actes terroristes sont réalisés en signe de protestation, et des conflits interethniques se produisent. Par ailleurs, le gouvernement doit prendre des mesures concernant l’amélioration des infrastructures, de conditions de vie, de santé afin de créer la garantie sur la vie citoyenne. L’industrie chinoise a vu une forte augmentation surtout en l’industrie informatique.

Ainsi la civilisation, l’amélioration de secteurs, et le soutien de PME sont les noyaux de l’avenir du développement de Chine.

Dans la scène internationale, le retrait des États-Unis du Partenariat trans-pacifique (TPP) pourrait fournir de grandes opportunités à la Chine pour élaborer un accord commercial plus large comme une meilleure alternative. En plus, comme les échanges commerciaux sont à l’origine des relations entre la Chine et le Moyen-Orient, la « nouvelle Route de la soie », marquée par la reprise du commerce et de l’investissement entre le Golfe arabo-persique et l’Asie, est désormais animée par de nouveaux mouvements de capitaux et de marchandises.

Outre les conflits externes, et ce notamment pour la conquête de la mer de Chine méridionale, le véritable problème chinois est interne. Le développement actuel, qui, semble-t-il, va se poursuivre exponentiellement durant les prochaines années, pourrait donc être mis à mal par les faits internes au pays. Pour l’instant, grâce à divers moyens comme la propagande, le Parti communiste chinois parvient à maintenir un certain ordre dans le pays, malgré quelques tentatives de protestation des opposants. La question qui se pose, et à laquelle le futur nous répondra, et de savoir si la Chine pourra concilier l’expansion de son économie et de son hard et soft power tout en maintenant la main sur sa population en ne négligeant pas excessivement les problèmes sociaux qui pourraient conduire à une révolution interne.

Et à la fin, la génération de jeunesse pousse et assure le développement durable dans un pays, donc, il faut que les jeunes gens se contribuent à la société avec son esprit innovant, ses visions élargies, et également ses connaissances divers.

Sitographie:

http://www.oecd-ilibrary.org/economics/profil-statistique-par-pays-chine_csp-chn-table-fr

http://momachina.ch/chine/geographie.html

http://blog.ac-versailles.fr/istorbacblogversion2/public/TL3/La_Chine__1_.pdf

https://cn.ambafrance.org/Le-risque-inflationniste-en-Chine

http://fr.global-rates.com/statistiques-economiques/inflation/indice-des-prix-a-la-consommation/ipc/chine.aspx

http://www.journaldunet.com/patrimoine/finances-personnelles/1171985-classement-pib/

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/CHN/fr/NY.GDP.MKTP.KD.ZG.html

http://www.lemoci.com/fiche-pays/chine/

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Chine

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