« Japan is back » : vers la fin d’un Japon pacifique ?

             Par Suzanne LIAIGRE

Le 18 décembre 2018, le gouvernement de Shinzo Abe a validé, dans le cadre de l’adoption du plan de défense à moyen-terme japonais, l’acquisition de 105 avions de combats américains F-35 ainsi que la transformation du porte-hélicoptère Izumo en porte-avions, son premier depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Ce choix marque une rupture avec la politique pacifiste et strictement défensive du Japon adoptée après 1945, allant vers un pacifisme proactif de plus en plus évident, permettant aux Forces Armées Défensives (FAD) des actions offensives, jusqu’alors interdites par l’article 9 de la Constitution, prônant un Japon pacifiste[1].

En 1952, l’occupation américaine prend fin avec le Traité de San Francisco, qui scelle l’amitié nippo-américaine et le pacifisme constitutionnel japonais. Mais la défaite de 1945, l’occupation ou encore l’expérience atomique, vont amener le Japon à réfléchir à son identité pour se reconstruire. Au fur et à mesure, deux visions se développent et vont s’affronter, représentées par les deux grandes forces politiques du Japon, les conservateurs et les libéraux, sur la façon de penser le Japon, sa place en Asie[2]. Le PLD, au pouvoir de manière quasi ininterrompue depuis 1955, incarne la branche conservatrice, voire nationaliste, de la classe politique japonaise, porteur d’un retour vers une histoire centrée sur l’empereur, et du rétablissement des forces de défense sur le territoire japonais. Le Premier Ministre actuel, Shinzo Abe s’inscrit particulièrement dans cette lignée, avec pour but ultime de restaurer le “Japon Eternel” via, notamment, le retour vers une politique de défense proactive voire offensive.

Figure 1 : les participants au sommet du G7 devant le temple d’Ise au Japon HANDOUT/REUTEURS

Le retour à la mystification identitaire d’un « Japon Eternel »

Premier Ministre depuis 2012 et de nouveau élu en octobre 2017 aux élections anticipées, la politique de Shinzo Abe marque un tournant vers un renouvellement des liens entre politique et sacré au Japon, qui ne sont pas sans rappeler le passé impérial du Japon avant 1945. Le but premier de Abe est en fait de tourner la page de l’après-guerre et la grandeur du pays : “Japan is Back !” proclame-t-il au début de son mandat en 2013[3]. Cette politique passe notamment par une certaine forme de révisionnisme, sous pression des milieux conservateurs, minimisant les crimes de guerre de l’armée nippone afin de réhabiliter le Japon impérial et replacer l’empereur au cœur de la nation. Celle-ci résonne d’autant plus que la plupart des Japonais adhèrent en la croyance que la lignée impériale japonaise est spéciale, encore aujourd’hui[4]. De ce fait, Abe et le gouvernement conservateur cherche à renouer avec la mystique identitaire, prônant les spécificités de l’âme japonaise : le néonationalisme identitaire, combiné au révisionnisme croissant, s’expriment donc au sommet du pouvoir politique japonais, provoquant les réactions des partis plus à gauche, fortement opposés à cette forme de nationalisme[5]. En 2013, Abe est le premier chef du gouvernement depuis 1929 à assister à la reconstruction rituelle du pavillon Naïku au sanctuaire d’Ise, qui honore la déesse du Soleil, ancêtre de la lignée impériale selon la légende, mais surtout choisit ce lieu, marqué par le sacré et le folklore japonais, pour accueillir le G7 en mai 2016. Loin d’être innocente, cette décision d’Abe dévoile sa volonté de montrer au monde le Japon dans toute sa grandeur, le Japon “éternel”[6]. On peut encore citer ses pèlerinages au sanctuaire de Yasukuni, rendant hommage aux morts pour la patrie au nom de l’empereur. Cet édifice s’avère être le symbole de tensions aussi bien internes, considéré comme une expression du nationalisme, voire du fascisme, par la gauche japonaise, qu’externes car perçu comme un affront par la Chine ou la Corée du Sud, lié à la mémoire de la guerre sino-japonaise. La controverse est d’autant plus importante depuis l’ajout à la liste des déifiés en 1978 de quatorze responsables de guerre de classe A selon le jugement du Tribunal de Tokyo et de l’existence d’un musée “révisionniste” à Yasukuni, où la représentation des crimes de guerre est absente, érigeant l’expansion japonaise en Asie en mouvement de libération des peuples[7]. Effectivement, Abe a pour ambition de construire une identité nationale fondée sur la lignée impériale en redonnant au shinto un rôle essentiel : “la voie des divinités” idolâtre de nombreux êtres supérieurs appelés kami en japonais, issus des forces de la nature, pouvant vivre dans des rochers, des arbres ou bien des personnes (héros, ancêtre…). Cette religion polythéiste et proche de l’animisme est un des piliers de la spiritualité nippone et influence la culture tout comme les comportements du peuple japonais, à travers, par exemple, les rites traditionnels tels que les visites annuelles dans les sanctuaires pour honorer les kamis. Durant la Restauration de Meiji (1868-1945), le shinto est même érigé en religion d’état, avec l’empereur au cœur de ce culte. John Breen, historien au Centre International de recherches d’études japonaises à Kyoto, estime qu’Abe est “le premier ministre le plus focalisé sur le Shinto depuis la guerre[8]. Dans une société non-monothéïste, où il est permis de se consacrer à plusieurs cultes sans y voir de contradictions, le shinto aurait un poids d’autant plus important en vue du renforcement de l’appartenance nationale, symbole de l’essence japonaise. Selon Shimazono, professeur d’Histoire à l’Université de Tokyo, “le shinto d’Etat fonctionne encore comme le principe sous-jacent de l’intégration nationale[9]

Le pacifisme proactif de Abe : la restauration de la puissance militaire japonaise pour retrouver sa pleine souveraineté ?

Cette volonté de restauration de la puissance du Japon se dessine également à travers la normalisation du Japon en le rendant plus fort militairement. Le 29 mars 2016 entraient en vigueur les nouvelles lois de défense du Japon, permettant aux troupes japonaises d’intervenir à l’étranger pour soutenir leurs alliés si ceux-ci sont attaqués. Ainsi, le Japon opérait un tournant important dans sa politique de défense, après 70 ans de pacifisme et d’autodéfense. Le pacifisme constitutionnel qui fonde la politique de défense actuelle du Japon, et ce depuis sa capitulation en 1945, est issu du rejet de l’ultranationalisme et de l’expansionnisme par le peuple japonais, à la suite de l’invasion de la Mandchourie en 1937 et à la guerre qui s’ensuit. En effet, le Japon décide en 1947 d’adopter ce qu’on appelle « l’exception japonaise » puisqu’il est l’unique pays à avoir institutionnalisé la renonciation à la guerre – c’est à dire l’usage ou la menace de la force dans le règlement des conflits – dans sa Constitution et a ainsi lui donné des effets juridiques. Le Japon opte dès lors pour une position internationale limitée et une dépendance stratégique américaine. Cependant, à la suite du commencement de la Guerre Froide et notamment de la guerre de Corée, le Japon et les États-Unis décident d’instaurer, en 1954, un corps armé défensif nippon, les Forces d’autodéfense (FAD), ainsi qu’une Agence de Défense Japonaise. Depuis les années 1990, la position pacifiste nippone et sa politique de défense en général sont interrogées puisque le Japon apparaît comme un nain politique, alors même qu’il s’érige à la troisième place économique mondiale, dépendant des États-Unis en termes de défense. De plus, le traumatisme lié à la Seconde Guerre Mondiale s’estompe avec le changement générationnel qui met fin au « pacifisme émotionnel » dans un monde post-guerre froide où les règles ont changé. La prise de conscience de cette faille japonaise appelle à la réflexion sur sa stratégie de défense et finalement sur sa place dans le monde[10]. Déjà sous le Premier Ministre Koizumi (2001-2006), la politique de défense est remise en question dans un contexte menaçant, lié à la montée du terrorisme et aux menaces régionales telles que la piraterie. En 2012 déjà, Abe portait un projet de révision constitutionnelle afin de transformer les FAD en Armée de Défense Nationale, et de ce fait, modifier la politique de défense nippone. Le 20 septembre 2018, celui-ci a déclaré qu’il engagerait le processus de révision constitutionnelle pour y inclure le statut de puissance militaire du Japon, fort de sa réélection à la tête du PLD lui assurant de rester au pouvoir jusqu’en 2021.

La révision constitutionnelle vise en particulier à modifier l’article 9 de la Loi Fondamentale de 1947, qui interdit l’existence de forces militaires autres que défensives au Japon pour permettre aux FAD d’exercer des missions à l’extérieur du territoire, marquant un tournant décisif dans la politique de défense du Japon. En effet, jusque dans les années 1990, l’intervention des FAD n’est envisagée qu’hors des conflits armés et leurs principales missions restent celles de police, de surveillance et de protection de la population au sein de l’archipel : en somme, la défense nationale avant tout[11]. La question de l’envoi des troupes nippones au-delà des frontières reste également sensible : la Constitution l’interdit mais en 1990, le Japon s’interroge sur sa contribution internationale, notamment lors de la première guerre du Golfe… Ainsi, des missions extérieures vont être autorisées avec la loi PKO de 1992 : la participation à des missions de soutien humanitaire, la contribution à la lutte anti-terroriste ou encore les opérations de maintien de la paix avec l’ONU. Le Japon, pour la première fois, adopte une position active dans la gestion du système de sécurité collectif de l’ONU, opérant un premier tournant dans sa politique de défense, s’attribuant ainsi un rôle multilatéral plus important dans un cadre onusien ou américain[12]. Mais le projet de modification constitutionnelle de Abe va plus loin : via la reconnaissance constitutionnelle des FAD, celles-ci pourraient participer à des actions de coopération internationale, incluant l’usage potentiel de la force, dans le cadre de l’ONU mais aussi hors de celui-ci. Les FAD auraient alors la possibilité de se déployer à l’étranger de façon beaucoup moins encadrée, multipliant ses possibles interventions et développant ses capacités de projection[13]. Il s’agit finalement de normaliser l’armée japonaise et de lui donner les mêmes caractéristiques que celles des autres pays. En effet, Rikki Kersten écrit que la perte de souveraineté fut doublement ressentie au sortir de la guerre au Japon du fait d’une paix non reconnue par l’URSS et la RPC et donc inachevée et par l’instauration du traité de sécurité avec les Etats-Unis, laissant à l’armée américaine la mission de protéger le territoire, mission régalienne d’un Etat souverain[14]. Ainsi, la normalisation de l’État japonais nécessiterait que le Japon retrouve sa pleine souveraineté en recouvrant une place de choix sur la scène internationale, en se distançant des Etats-Unis mais aussi en normalisant la politique de défense nippone

Les ambitions de Abe soutenues par un contexte international menaçant

Le Japon occupe une place particulière en Asie d’un point de vue géographique puisqu’il s’agit d’un archipel. Il côtoie pourtant des voisins de taille : la République Populaire Démocratique de Corée, la République de Corée, la République Populaire de Chine et la Fédération de Russie. Si son alliance avec les États-Unis lui assure des relations facilitées avec l’État sud-coréen, il existe toutefois une tension entre eux concernant l’île de Takeshima. Le Ministère des Affaires étrangères nippon a publié, en 2014, un document expliquant en dix points, pourquoi la souveraineté de l’île revenait historiquement au Japon[15]. Par ailleurs, dans son Livre Blanc de 2016, l’État japonais évoquait ses préoccupations concernant les autres États[16].


Figure 2 : les Kouriles du Sud (appelées « Territoires du Nord » par le Japon) font officiellement partie de cette région russe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale (Ouest France)

Parmi elles, le contentieux relatif aux îles Kouriles dont la souveraineté est le sujet de tensions historiques avec la Russie, dont l’activité militaire s’y étend. En effet, ces quatre îles sont l’objet d’un conflit historique entre le Japon et la Russie. D’abord japonaises en vertu du traité de Saint Pétersbourg de 1875 en échange de l’île de Sakhaline devenue russe, celles-ci sont obtenues par l’URSS en échange de son entrée en guerre contre le Japon par ses alliés à travers la déclaration de Yalta en 1945. Les îles Kouriles sont alors incorporées à l’URSS et les habitants japonais en sont expulsés. Dans le traité de paix de San Francisco de 1951, le Japon renonce à ses droits sur ces îles mais en 1956, l’URSS propose de rendre deux de ces territoires au Japon en échange de l’évacuation américaine. La condition n’ayant pas été réalisée, le conflit perdure, les deux pays estimant que la souveraineté sur les îles Kouriles leur revient. Ce contentieux territorial qui dure depuis soixante-dix ans représente un véritable frein en vue d’un rapprochement nippo-russe. Mais étant riches en ressources naturelles (notamment minières pétrolières) et représentant un accès naval privilégié sur le Pacifique pour la Russie, un compromis et par conséquent, la conclusion d’un traité de paix définitif entre les deux puissances reste difficile à entrevoir.

Toutefois, le Japon ne place pas la Russie sur le même plan que la RPC et la Corée du Nord. Déjà opposés dans le cadre du différend relatif aux îles Senkaku/Diaoyu avec la Chine, la méfiance du Japon est d’autant plus exacerbée par l’augmentation du budget de la Défense et la modernisation du programme militaire chinois observées. Le Japon se méfie ainsi d’une militarisation voire d’un contrôle chinois plus important sur les zones de transit des marchandises à destination de l’île alors que l’économie dépend fortement des exportations et des importations. Cela n’est toutefois que peu comparable à la menace qu’incarne la RPDC à l’égard de la sécurité de la région. D’une part, l’inquiétude est causée par les démonstrations de force de la RPDC : le 6 mars 2017, trois de quatre missiles balistiques tirés par la Corée du Nord atterrissaient dans la zone économique exclusive japonaise. D’autre part, le Japon craint que son voisin nord-coréen ait réussi, de façon générale, à accéder à des armements nucléaires et qu’il ait été capable de les miniaturiser pour en équiper ses missiles. Ces craintes, partagées par la population japonaise, ont conforté la position défendue par le Premier ministre Abe pour un renforcement de l’appareil sécuritaire national, en faveur de la défense de l’intégrité territoriale. En effet, il fut rapporté dans plusieurs médias qu’au vu des essais nord-coréens, en 2017, 41% – voire 48 % – de la population serait favorable à la révision de la Constitution[17].

De plus, l’arrivée de Trump à la tête des Etats-Unis est un autre facteur à prendre en compte : sa gestion erratique du dossier nord-coréen en 2017 alors même que la Corée du Nord représente une menace nucléaire directe pour le Japon pousse Shinzo Abe a développé les capacités militaires de l’archipel. Ayant déclaré ne plus vouloir faire de la puissance américaine le gendarme du monde pour revenir à un « America First », le Japon a tout intérêt à aller vers plus d’indépendance stratégique.


Figure 3 : la menace nucléaire de la Corée du Nord pour son voisin japonais – Le Monde 17/09/2017 –

Une remilitarisation japonaise encore incertaine

Mais cette réforme est loin d’être assurée d’aboutir. Dans un premier temps, il convient de souligner que ce n’est pas la première fois qu’un débat concernant la révision de la Constitution a lieu au Japon : il s’était déjà posé dans le milieu des années 90, menant en janvier 2000 à la création, par les deux chambres du Parlement, des Comités chargés de la révision constitutionnelle ou encore la publication en 2005, par le PLD et le Parti démocratique du Japon, de propositions de changements constitutionnels[18]. Aujourd’hui, l’opinion publique semble plus partagée sur la question, la population japonaise parait favorable au principe de la révision, mais plus réservée sur la modification de l’article 9[19]. En effet, 75% des Japonais estiment que cet article est vu comme ayant empêché l’intervention du Japon dans des conflits internationaux[20]. De ce fait, dans l’hypothèse où un référendum populaire se tiendrait, le gouvernement de Shinzo Abe devra convaincre la population que cette réforme ne permettra pas au Japon de participer à des actions violentes à l’étranger. Dans un second temps, des préoccupations subsistent vis-à-vis des actions que pourraient potentiellement mener les FAD. Un premier problème porte sur le « contrôle civil » au Japon c’est-à-dire que le pouvoir civil est supérieur à celui des militaires et que ces derniers doivent donc suivre les ordres et les politiques décidées. Toutefois, en pratique, les militaires japonais ont vu leur place s’agrandir dans la prise de décision en matière de Défense. Or, du fait d’une mémoire (presque) collective des violences commises par l’armée impériale, la prépondérance du militaire dans les décisions de défense est malvenue[21]. Enfin, paradoxalement à la politique menée par Abe pour renforcer le symbole de l’empereur dans la société japonaise, c’est l’empereur Akihito lui-même qui semble s’opposer à une réforme de l’article 9 de la Constitution. Selon l’historien Arnaud Nanta, cette décision de l’empereur serait une stratégie pour faire obstacle au projet : l’abdication de l’empereur de son vivant signifierait la modification préalable du Code de la famille impériale dans la Constitution, pouvant retarder de plusieurs années la potentielle réforme constitutionnelle[22].

              Pour la septième année consécutive, le budget de défense japonais connaît une augmentation de 2,1% par rapport à 2017 avec une enveloppe de 5,298 milliards de yen (soit environ 47,8 milliards de dollars). Le Japon fait de sa priorité le renforcement de ses capacités en matière de défense anti-missile mais cherche également à développer sa puissance aérienne et navale ainsi que de nouvelles armes, à l’image d’un canon électromagnétique permettant d’envoyer un obus à 200 km de distance pour un coût raisonnable. Le Japon semble donc bel et bien s’éloigner du pacifisme qui le caractérisait jusqu’alors, au sein d’un mouvement de militarisation accélérée globale dans la région, comme l’Australie, qui a acheté douze sous-marins nucléaires à la France cette année. En ce sens, la situation du Japon reflèterait finalement la mutation des rapports de force en cours dans la région Asie Pacifique.


[1] ROUSSEAU Yann, « Face à la menace chinoise, le Japon veut se doter de porte-avions », Les Echos, le 28 novembre 2018, https://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/0600233839441-cette-nuit-en-asie-face-a-la-menace-chinoise-le-japon-veut-se-doter-de-porte-avions-2225400.php

[2] COURMONT Bartelemy : “Soixante-dix ans de révisionnisme sur Hiroshima”, Monde chinois, vol. 42, no. 2, 2015, pp. 60-73 § 19.

[3]  MESMER Philippe et PONS Philippe, “Shinzo Abe, le révisionnisme en héritage”, Le Monde, 20 octobre 2017, consulté le 10 avril 2018, http://www.lemonde.fr/international/article/2017/10/20/japon-shinzo-abe-lerevisionnisme-en-heritage_5203749_3210.html

[4] KESSLER Christian, “L’Empereur au Japon”, La Revue des Ressources, 17 janvier 2014, consulté le 3 mai 2018, https://www.larevuedesressources.org/l-empereur-aujapon,2679.html

[5] MESMER P. & PONS P., Art.Cit, e.

[6] PONS Philippe, “Japon : le culte shinto, au service de l’Etat”, Le Monde, 5 novembre 2016, consulté le 5 mars 2018http://www.lemonde.fr/international/article/2016/11/04/japon-le-shinto-au-service-de-letat_5025363_3210.html

[7] COURMONT B., Ibid, §25 et §26.

[8] PONS P., Ibid, e.

[9] Ibid, e.

[10] SEIZELET Eric, « Japon : des Forces d’autodéfense à l’Armée de défense nationale. Autopsie d’un changement potentiel de paradigme », Mots, Les langages du politique, n°104 (2014/1).

[11] SEIZELET Éric et SERRA Régine, « Le pacifisme à l’épreuve, Le Japon et son armée », Les Belles Lettres, 8 Paris, 2009.

[12] SEIZELET et SERRA, Ibid.

[13] Op. Cit., SEIZELET Eric, « Japon : des Forces d’autodéfense à l’Armée de défense nationale. Autopsie d’un 12 changement potentiel de paradigme »

[14] KERSTEN R., « Democracy in Postwar Japan. Maruyama Masao and the Search for Autonomy », Londres et New York, Routledge, 1996.

[15] Ministère des Affaires étrangères du Japon, « La question de la souveraineté de Takeshima en 10 points », mars 2014

[16]  SLASKI Bertrand et avec la participation de BALLOCH Cloé, « Le nouveau livre blanc japonais de la Défense », Défense & Sécurité internationale, n°129 Mai-Juin 2017

[17] SANKARI Lina, « Au Japon, Abe veut toujours en finir avec la Constitution pacifique », L’Humanité, 5/05/2017, repris dans PFLIMLIN Édouard, « La (longue) route pour modifier la constitution japonaise ».

[18] MORRIS-SUZUKI Tessa, « The Constitution, Human Rights and Pluralism in Japan: Alternative Visions of 10 Constitutions Past and Future », The Asia-Pacific Journal, Volume 19, Issue 5, Number 1, 19/02/2018.

[19] Op. Cit., SEIZELET Eric, « Japon : des Forces d’autodéfense à l’Armée de défense nationale. Autopsie d’un 12 changement potentiel de paradigme ».

[20] PFLIMLIN É., « La (longue) route pour modifier la constitution japonaise », Institut de Relations internationale et stratégiques (IRIS), 15/05/2017. http://www.irisfrance.org/94743-la-longue-route-pour-modifier-la-constitution-japonaise/

[21] Op. Cit., SEIZELET Eric, « Japon : des Forces d’autodéfense à l’Armée de défense nationale. Autopsie d’un 12 changement potentiel de paradigme ».

[22] MORGHADI Amélia, « Japon, vers la fin d’une constitution pacifique ? », Public Sénat, 26 janvier 2018, consulté le 27 décembre 2018 https://www.publicsenat.fr/article/politique/japon-vers-la-fin-d-une-constitution-pacifique-81954

BIBLIOGRAPHIE :

COURMONT Bartelemy : “Soixante-dix ans de révisionnisme sur Hiroshima”, Monde chinois, vol. 42, no. 2, 2015.

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SLASKI Bertrand et avec la participation de BALLOCH Cloé, « Le nouveau livre blanc japonais de la Défense », Défense & Sécurité internationale, n°129 Mai-Juin 2017

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Par Suzanne LIAIGRE

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