La Libye, un verrou stratégique devenu incontrôlable

Projet Milieux : Partie 1

Le Sahara, une région nécessitant une main de fer ?

Introduction :

La chute de la Libye de Kadhafi en 2011 a eu un effet dévastateur pour la région désertique dont elle fait partie. Le Sahel et le Sahara ont considérablement influencé ce conflit et ont été à leur tour modifiés dans leur ensemble. Cette étude de cas s’attachera à analyser les effets de la perte d’autorité étatique sur un milieu désertique. En effet, la chute du régime dictatorial libyen a impacté la vie économique, sociale, diplomatique et sécuritaire de toute une région.

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Carte des déserts du monde

Le monde dans lequel évolue l’Homme peut se diviser en trois grands milieux. Dans un ordre décroissant de maitrise humaine d’un milieu naturel, nous retrouvons la surface terrestre, puis la surface maritime et enfin la surface aérienne. Les populations et les frontières se sont d’abord établies sur la terre ferme puis la mer est devenue traversable et exploitable et pour finir l’air a été conquis jusqu’à l’espace. Pourtant, un des milieux naturels du globe casse les codes de compréhension de ces ensembles : le désert chaud. Ce dernier est une surface terrestre particulier puisque quasiment dépourvue d’eau, donc de vie, à la différence de la plupart des autres milieux[1]. L’Homme ne peut s’y fixer, il y est tout le temps en mouvement. Surface quasi inhabitable, le désert rejoint alors les caractéristiques d’une surface maritime, c’est-à-dire qu’on y retrouve des richesses exploitables voir nécessaires et c’est une région de transit primordiale mais qui reste peu contrôlable. C’est un particularisme qui place donc le désert entre les milieux terrestres « classiques » et la mer. C’est une route de passage obligée mais sans repères, sans frontières, sans contrôles… « Le désert fonctionne comme un océan avec ses ports (les villes d’où partent les traversées), ses îles (les oasis), ses routes et ses flux (les caravanes) »[2].

C’est ainsi que l’on peut comparer le plus grand désert aride du monde[3], le Sahara, qui est une véritable « mer intérieure » (pour rappel une mer intérieure est une mer qui est bordée par des terres de tous côtés). Suivant cette métaphore du désert et de la mer, « les terres » seraient donc des milieux où peut se développer facilement un Etat fort et cohérent avec des infrastructures, une population sédentaire et des frontières fonctionnelles. Or peu de pays au Moyen-Orient, en Afrique sahélienne et namibienne ou encore en Asie centrale et orientale peuvent s’arguer de maîtriser l’ensemble de leur environnement. Les Etats possédant une partie de territoire désertique doivent faire face à un certain nombre de problématiques qui diffèrent des autres pays du globe. Même si les frontières ont été définies sur des cartes, elles sont dans les faits inexistantes puisque non démarquées physiquement. Des peuples tels que les Touaregs évoluent ainsi librement dans ces régions, tout comme les activités illégales : trafics de migrants, de drogues ou encore d’armes. Le désert, c’est également une lutte pour les ressources notamment celle des hydrocarbures à laquelle s’ajoute d’année en année la problématique hydraulique, future poudre à canon des guerres contemporaines.

Le désert aride, en combinant des données géographiques, historiques et culturelles, dans des thématiques d’enjeux contemporains acquiert pleinement une place de premier choix en relations internationales. Pour comprendre plus facilement les questionnements qui animent la géopolitique des milieux désertiques, nous allons nous appuyer sur une étude de cas concrète. La Libye est l’un des pays le plus désertique au monde et a fait l’actualité de ces dernières années. La chute du régime dictatorial kadhafien qui contrôlait le pays depuis plus de 41 ans[4] a été un événement majeur qui a ouvert de nouvelles problématiques dans toute l’Afrique du Nord et ce jusqu’au Moyen-Orient.

S’appuyant sur le cas libyen, nous pouvons nous demander quelles sont les conséquences de la chute d’un Etat contrôlant un milieu désertique sur l’ensemble de sa région limitrophe ?

I/ Le Sahara, une région nécessitant une main de fer ?

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Aucun Etat possédant une partie de son territoire au Sahel ou au Sahara ne le contrôle véritablement de manière effective. Djiby Sow nous rappelle que « les Etats de la région du Sahel sont, de façon générale, confrontés à un certain nombre de problématiques relatives à leur gouvernance. Parmi les plus significatives, le hiatus entre leurs étendues territoriales et la faible capacité de projection de la puissance publique du centre vers la périphérie »[5]. Cela a pour conséquence d’affecter la capacité d’un Etat à assurer un contrôle sécuritaire, un tissu social et un rôle éducatif. C’est un terreau fertile pour les guerres civiles, le terrorisme ou les trafics en tout genre (armes, drogues etc.). Le désert est donc, à l’image du Sahara libyen, bien plus riche que son nom ne le laisse croire. C’est une géographie d’Histoire, de ressources, d’influences, de trafics, de luttes qui en font un sujet d’étude complexe et passionnant.

La région saharienne (en partie représenté par la carte ci-dessus) étudiée s’étend du sud de la Libye au nord du Soudan en passant par le Niger, l’Egypte, le Tchad, la Tunisie et l’Algérie. Il est question d’une « petite » partie géographique du Sahara, qui quant à lui, est plus grand que l’Europe occidentale. Un contrôle effectif d’une zone géographique si grande est presque impossible. Or pour un certain nombre d’observateurs le régime autoritaire et de clientéliste de Kadhafi avait presque réussi ce pari de contrôler la Libye voir de stabiliser toute la région[6]. En effet, le régime faisait office de véritable catalyseur sécuritaire.

Par le passé la Libye a été sous le joug de l’Empire Romain avant de passer, à partir de 641, sous la coupe des arabes et de l’Empire Ottoman. A la chute de celui, c’est l’Italie de Mussolini qui dirige la région. Après une courte période de co-occupation française et anglaise, le Royaume Uni de Libye devient, le 24 décembre 1951, le premier État du Maghreb à obtenir son indépendance. Le coup d’état de Mouammar Kadhafi en 1969 la fera rentrer dans une ère autoritariste, appelée par certains “Bédouinocratie[7] . Ce terme fait bien évidemment référence aux bédouins du désert. Le tissu social de ces régions s’apparente encore culturellement à une société antérieure aux sociétés occidentales modernes, preuve de la difficulté de ces milieux.

Il est fréquent de trouver dans les pays désertiques plusieurs sociétés tribales différentes. Cela s’explique par les contraintes environnementales qui poussent l’Homme à occuper le territoire de façon disparate. La construction d’un sentiment nationale, voire d’un état nation, est alors un véritable chemin de croix dans une région difficilement colonisable.

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Pour bien comprendre les défis contemporains de cette région il nous faut reprendre les caractéristiques climato-géographiques de la Libye, un pays presque entièrement désertique. Il est divisé, comme une bonne partie de ses voisins d’Afrique du nord, en deux grands territoires. Le nord est la partie la plus riche économiquement et démographiquement. Elle profite d’un climat et d’un relief méditerranéen plus clément. A l’inverse, le sud du pays, plus vaste, connaît un climat désertique, il est donc peu peuplé ce qui entraîne un faible contrôle étatique. Il possède aussi peu de richesses exploitables excepté le pétrole, l’une des richesses les plus convoitées (cf carte ci-dessus). Découverts dans les années 1930, les hydrocarbures sont intrinsèquement liés aux déserts. Ils contiendraient la moitié des réserves du globe. De plus c’est un terrain où l’exploitation y est aisément accessible, donc moins coûteuse à exploiter. Un désert avec du pétrole apporte des richesses mais aussi des enjeux géopolitiques supplémentaires.

Plus de 90% de la Libye est recouvert par le désert saharien, caractérisé par de vastes plateaux désertiques constitués d’ergs sablonneux ou de regs rocailleux. Il y a donc une disparité importante entre les territoires côtiers et l’intérieur des terres. Cela contraint le pouvoir central à exercer une autorité limitée et lui fait courir le risque d’une montée chez la population d’un sentiment d’injustice. Pourtant durant l’ère de Mouammar Kadhafi le pays est tenu par une main de maître.

Néanmoins, il n’a pas été facile « d’unifier » ce pays multi-ethnique. En Libye, il y a environ 30 tribus principales qui dirigent plus de 2200 petites tribus et groupes familiaux. Environ 140 tribus ont des extensions allant au-delà du territoire libyen, notamment en Algérie et en Egypte. La société libyenne est donc essentiellement basée sur des alliances tribales plus que sur des alliances politiques. Mais ce système tribal reste complexe et très difficile à déchiffrer en raison de la nature fermée de cette société.

La répartition géographique de la population libyenne est aussi impactée par les lois du désert puisque 85% de la population vit sur la côte. Néanmoins il faut souligner que cette population reste intrinsèquement liée à ce qui se passe dans le désert. C’est par cette zone climatique que la Libye a longtemps échangée et qu’aujourd’hui elle tire son économie de rente. De plus, la tradition, l’histoire, le patrimoine, la culture jouent un rôle accru dans ce type de milieu que l’on pourrait qualifier de « vide ».

Le Colonel Kadhafi comprend très vite la particularité du désert du Sahara, l’absence de frontières. Par sa vision panarabéiste[8], devenue plus panafricaniste[9] à la fin de son règne, ce bédouin de la tribu des Kadhafas va tenter d’étendre son contrôle. Pour cela il va utiliser l’unique richesse de son désert, les pétrodollars, comme double levier de politique étrangère. D’un côté il investira dans toute l’Afrique du Nord afin d’obtenir notoriété et influence dans les milieux économiques et diplomatiques. Mais, suite à une détérioration des relations avec les autres puissances arabes, Kadhafi va se tourner vers le sud, vers le désert. En 1998, il est à l’origine de la création de la Communauté des États saharo-sahéliens, s’assurant un soutien plus important en Afrique[10] qu’au Maghreb ou au Moyen-Orient. De l’autre côté, le Colonel Kadhafi va utiliser son pétrole pour financer des politiques d’armement. La puissance militaire est, en effet, un outil d’influence primordiale dans ce type de région.

Mais la Libye est un pays peu peuplé (6,278 millions d’habitants) et cela fit obstacle aux ambitions extérieures du Colonel Kadhafi. Il manqua toujours de recrues pour disposer de la puissante armée dont il rêvait et il fut contraint de constamment recruter des étrangers pour renforcer ses effectifs. Il formera et soutiendra des révolutions et des peuples du désert tels que les Touaregs dans le double but de faire taire toutes les revendications internes et de disposer d’un contrepoids régional[11]. Le régime alla jusqu’à promettre, en fonction de ses besoins géopolitiques, la nationalité libyenne à ce vivier de populations venues du désert. Mais ces espoirs furent souvent illusoires par le retour du Guide sur ses promesses.

Le régime dictatorial était donc, pour des raisons économiques, démographiques et militaires, plutôt complaisant envers des minorités du désert comme les Touaregs. La politique étrangère libyenne s’est servie de tout ce qui se rapporte au sable, que ce soit économiquement avec le pétrole ou culturellement avec la lutte des berbères par exemple. On a donc affaire à une sorte de « paternalisme régional » couplé à une oppression locale contre toutes revendications autonomistes. Le but pour Tripoli était de contrebalancer, grâce à une force centripète autoritaire, la logique centrifuge engendrée par le désert multiethnique du Sahara. La relation établie par l’Etat, entre des populations diverses et leur désert, participe tout autant à la défense d’un particularisme climato-graphique qu’au respect de l’autorité nationale. C’est pourquoi des experts avaient prévenu les occidentaux des effets néfastes que le renversement du régime aurait sur la région. Instaurer une démocratie moderne en Europe est une chose, l’appliquer au Sahara, en est une autre. Il est bien moins évident de créer un sentiment national commun dans un milieu aride que sur une terre tempérée.

Mais la Libye désertique ce n’est pas seulement un pays de 1,76 million de km² et 6,278 millions d’habitants. Elle est un enjeu international pour deux raisons principales. On y trouve une grande quantité de pétrole, ce qui en fait une manne financière[12] enviée aussi bien par le pouvoir central que par des multinationales ou des groupes terroristes à la recherche de financement. Ce pétrole fut donc tout autant un enjeu sécuritaire qu’une question de croissance économique dans ce pays caractérisé par une économie de rente. Les comités populaires qui redistribuaient l’argent tiré du pétrole étaient, comme le rappelle Jean-François Daguzan et Jean-Yves Moisseron, « le lieu de mécanismes d’accommodement et d’arrangement assurant la légitimation quotidienne du régime. Ils formaient un dispositif d’assujettissement en même temps que d’intégration. »[13] Tout le pouvoir de Kadhafi était tiré de cette organisation clientéliste. Néanmoins nous savons aujourd’hui, suite aux déchirements du pays, que ce mirage de l’unité n’était qu’une image de façade justifiant, auprès des autres pays, la définition de la Libye comme véritable Etat nation. Les ressources pétrolières libyennes donnaient aussi au pays un rôle non négligeable à l’étranger[14].

La place internationale qu’a le désert de Libye s’explique aussi par son lien avec l’Europe. Au-delà de la question historique entre le vieux continent et l’ancienne colonie italienne, le pays a longtemps eu comme principale mission de barrer la route aux flux migratoires de plus en plus importants venues d’Afrique. Les zones désertiques étant peu contrôlables, elles sont des routes de passage privilégiées par les migrants ou les passeurs qui les accompagnent. Les milieux les plus arides du monde ont la particularité géopolitique d’être des espaces incontrôlables. Ainsi en plus du détroit de Gibraltar et de la route maritime Turquie-Grèce, la Libye est l’une des routes migratoires la plus utilisée pour rejoindre l’Europe. En effet, la Libye et l’Italie sont séparées par endroit par moins de 300 km.

Durant l’ère du Colonel, une véritable frontière était donc assurée par le régime. Le « contrôle de ce flux présentait pour le précédent pouvoir libyen un double avantage »[15] . Premièrement, une véritable économie s’était mise en place autour du trafic de migrants, enrichissant le régime par la corruption. Deuxièmement il pouvait exercer un chantage sur les pays européens en dénonçant la saturation de leur dispositif. Le but ici était de faire taire les critiques occidentales envers le régime, qui tout comme pour une partie des pays désertiques, semblait davantage défendre une autorité étatique forte car nécessaire pour ce milieu. Il y avait donc en Libye une oppression interne mêlée à une influence régionale et cela sous la bienveillance, ou du moins la tolérance, de la communauté internationale.

Cette situation n’a cependant pas duré. La dictature n’a pas réussi à tenir face au Printemps arabe. A partir de février 2011 le pouvoir est menacé par une contestation populaire, que la répression transforme rapidement en insurrection armée, puis en guerre civile. L’intervention extérieure de la communauté internationale clôtura définitivement l’histoire de la Jamahiriya arabe libyenne. C’est la fin du règne de Kadhafi sur le Sahara libyen et le début d’une longue traversée du désert pour la sécurité régionale.

A suivre…

Prochainement dans l’épisode 2 : la région sahélienne est désormais au bord du gouffre. Mais où est l’acteur libyen ? Une reconstruction étatique est-elle possible à Tripoli ? 6 ans après qu’elles sont les acteurs locaux de ce conflit ?

Auteur : Alexandre LAPARRA

 

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Delorca Frédéric, Au coeur des mouvements anti-guerre: Afghanistan, Irak, Libye, Syrie, Mali, Ukraine… témoignage sur quinze ans d’engagement, Paris, Éditions du Cygne, 2014.

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Laurent Samuel, Sahelistan, Le Seuil, 2013, 208 p.

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Pellerin Mathieu, « Le Sahel et la contagion libyenne, Mathieu Pellerin, Sahel: Libyan Contagion », Politique étrangère, Hiver, no 4, 21 décembre 2012, p. 835‑847.

Perrin Delphine, « Les migrations en Libye, un instrument de la diplomatie kadhafienne », Outre-Terre, no 23, 6 janvier 2010, p. 289‑303.

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Mainguet Monique, Les déserts – Monique Mainguet, Explora., 1995, 125 p.

Pouquet Jean, Les déserts, coll.« Que sais-je? », 1972, 125 p.

  1. Le mot latin Desertum suggère le vide, tant végétal qu’animal. Il évoque l’idée de ce qui est abandonné, privé de vie ou inhabité.
  2. Revue Conflits, « Conflits HS n°6 : Décomposition et recomposition du Moyen-Orient », Conflits, automne 2017. Pierre Royer P11
  3. De l’océan Atlantique au golf Arabique, le Sahara s’étire sur 7 500 km et couvre 12 000 000 Km². Ce désert fait partie des hyperarides de la planète où les précipitations peuvent être de 10 mm/an. Contrairement à une idée répandue, le Sahara est un désert plus rocheux que sableux (20%).
  4. Mouammar Kadhafi est resté à la tête du pays du 1 septembre 1969 au 23 aout 2011.
  5. Djiby Sow, La Légalité de l’intervention militaire française au Mali: Contribution à l’étude du cadre juridique de la lutte armée contre le terrorisme international, Editions L’Harmattan, 2016.
  6. Il ne faut pas confondre le désert de Libye propre au pays qui porte ce nom et le désert Libyque qui lui comprend une grande partie du Sahara orientale contrôlé par l’Egypte.
  7. La formule « Bédouinocratie » est du chercheur tunisien Touafik Monastiri.
  8. Le panarabisme est un mouvement politique, culturel, et idéologique fortement séculier qui vise à réunir et à unifier les peuples arabes ou arabisés. Il se propose de défendre l’identité arabe. Kadhafi se revendiquait comme l’héritier de Nasser, l’un des pères de ce mouvement.
  9. Le panafricanisme est une idée politique et un mouvement qui promeut et encourage la pratique de la solidarité entre les Africains où qu’ils soient dans le monde.
  10. De plus il fut à l’initiative (déclaration de Syrte, 9 septembre 1999) de la transformation, en 2002 (sommet de Durban), de l’Organisation de l’unité africaine-OUA en Union africaine-UA.
  11. Par exemple, à la fin de l’année 1981, la Libye cherche à enrôler des combattants pour les envoyer se battre au Liban au côté des Palestiniens et des Syriens. Le pays fut un refuge pour certaine minorités excluent par le pouvoir central malien ou encore algérien.
  12. Plus de 90 % des revenus du pays provenaient, à la veille du soulèvement populaire de 2011, du pétrole. Cela permit la constitution d’une énorme réserve financière : environ 120 milliards de dollars à la Banque de Libye, 70 milliards de dollars dans le fonds souverain libyen, sans oublier les avoirs de la famille Kadhafi estimés entre 50 et 180 milliards de dollars.
  13. Jean-François Daguzan et Jean-Yves Moisseron, « La Libye après Kadhafi : essai de prospective géopolitique du conflit libyen », Hérodote, no 142, 23 septembre 2011, p. 78‑97.
  14. La Libye est le deuxième producteur de pétrole brut en Afrique après le Nigeria et devant l’Algérie. Le pays possède surtout la plus grande réserve de pétrole en Afrique, ses réserves sont estimées à 46,4 milliards de barils en 2011(US Energy Information Administration, février 2011). La Libye est donc un des acteurs majeurs de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) dont elle est membre.
  15. Géopolitique de la Libye, http://www.diploweb.com/Geopolitique-de-la-Libye, consulté le 17 mai 2017.

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