Citation emblématique de Jean-Christophe Victor:

« Même dans un espace mondialisé, les seuls déterminismes qui existent, c’est l’action qu’on ne tente pas, les choix que l’on n’ose pas. […] C’est bien pourquoi, une fois encore, l’avenir appartient aux décideurs et aux acteurs, pas aux prophètes… »

– Jean-Christophe Victor, Le Dessous des Cartes : Tome 2, Atlas d’un monde qui change.

CV de Jean-Christophe Victor:

Jean-Christophe Victor, né le 30 mai 1947, est un enseignant français expert en géopolitique et en relations internationales, docteur en ethnologie (Institut d’Ethnologie du Musée de l’Homme) et diplômé de Chinois à l’INALCO (École des langues orientales). Il est le fils de l’explorateur Paul-Émile Victor et de la productrice de télévision, Éliane Victor. Après avoir passé plusieurs années en poste diplomatique en Asie, il consacre son premier ouvrage à l’Afghanistan (La Cité des Murmures) et entre au Centre d’analyse et de prévision (CAP) du Ministère des Affaires étrangères où il travaille de 1980 à 1989.

Co-fondateur en 1988 de l’Observatoire européen de géopolitique (OEG) avec Michel Foucher, il crée deux ans plus tard Le Dessous des Cartes, un magazine de géopolitique hebdomadaire qu’il anime depuis 20 ans sur la chaine franco-allemande Arte. En 1992, il crée avec Virginie Raisson le LEPAC (Laboratoire d’études politiques et d’analyses cartographiques), laboratoire de recherche appliquée, privé et indépendant, spécialisé en politique internationale et prospective.

Enseignant et conférencier en France et à l’étranger, il anime des séminaires de formation à l’international en milieu universitaire, pour les collectivités ou auprès d’entreprises privées.

Bibliographie de Jean-Christophe Victor:

La thèse de Jean-Christophe Victor:

Jean Christophe Victor concentre principalement son travail sur la cartographie notamment à travers son émission hebdomadaire de géopolitique « Le Dessous des cartes », produit et diffusé par ARTE, en collaboration avec le Lépac, où il analyse les enjeux actuels mondiaux grâce aux cartes. Son travail se centralise donc autour de la problématique suivante : en quoi la géopolitique, via l’outil cartographique, est un instrument d’aide à la prise de décision ?

On peut s’intéresser à beaucoup de choses grâce aux cartes : l’enveloppe administrative, la sécurité nationale, les diocèses, la mobilité avec les différents réseaux (routiers, ferroviaires, maritimes, aériens), et la densité de la population. Les cartes permettent de comprendre que rien n’est statique et permettent donc de s’adapter en montrant une évolution permanente du monde. Les cartes géographiques permettent à tout un chacun de saisir la plupart des enjeux internationaux, qu’ils soient politiques ou économiques. Cependant il faut savoir être pluridisciplinaire pour aborder un thème et prendre en compte l’histoire. Par exemple, le débat concernant l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne devrait dépasser les préoccupations de territoire selon Jean-Christophe Victor. En effet, concrètement, la cartographie donnerait à la Turquie 12 % de son territoire dans l’ Europe. Mais l’empire Ottoman a été très européen au regard de l’Histoire. La diversité des enjeux pouvant êtres abordés grâce aux cartes peut aussi être illustrée par le résumé du dernier thème de l’émission « Le Dessous des cartes » : « Creuset d’une diversité culturelle unique, l’Inde a profondément redéfini sa politique étrangère et ses rapports avec le monde depuis plus d’une décennie. Le Dessous des Cartes présente une lecture de la nouvelle diplomatie de New Delhi en trois points : les relations avec Washington, l’impératif énergétique et le dialogue avec les pays du Sud. » [1]

Les cartes ont donc un pouvoir : elles sont un bon outil de restitution des enjeux et des problématiques, et leur utilisation permet de localiser les évènements dans le monde  et d’analyser les enjeux à plusieurs échelles (régions, nations, continents…). De plus, les systèmes d’informations géographiques sont de bons outils d’analyse qui permettent de se situer entre la géographie et l’histoire dans un espace spatio-temporel. Elles impliquent une communication territoriale et peuvent manipuler ceux qui les utilisent. Par exemple, le Maroc publie des cartes qui sont mensongères car il considère que le Sahara occidental fait partie du territoire Marocain. Or, cela n’a jamais été reconnu au niveau international. De même, récemment, des chorèmes ont été établis (représentations schématiques d’un espace choisi) qui montraient une zone européenne considérée comme la zone la plus dense économiquement mais ces chorèmes n’étaient pas pertinents d’après l’auteur et ont eu un certain impact après leur publication. Enfin, selon Jean-Christophe Victor, les traités fondateurs de l’Union européenne n’ont pas de réelles références territoriales, ni anthropologiques car l’Europe s’est fondée uniquement sur un projet économique puis politique, en utilisant la géographie. Par conséquent, la cartographie a une influence non négligeable dans une prise de décision géopolitique à travers de multiples aspects.

Cinq mots illustrant sa pensée :

–          Frontières

–          Cartographie

–          Enjeux

–          Décisions

–          Pluridisciplinarité

Schéma illustrant la pensée de Jean-Christophe Victor:

d

 

 


[1] « L’INDE, PUISSANCE PRAGMATIQUE 2/2 » émission du 30 avril, Arte.

Categories: Biographie

2 Comments

Curmer · février 2, 2015 at 17:01

Je souhaiterai le dernier livre de Jean-Christophe VICTOR concernant les émissions hebdo-Madame parue chez Taillandier Arte Editions.
Pourriez-vous me renseigner

ROHEL Joel · mars 16, 2016 at 15:40

Expédition Paul Emile Vitor avril mai 1967. Retrouvé des documents à donner à Jean Christophe Victor. Son magnéto et film super 8. J’étais Cdt de bord pilote sur N2501 et j’ai 82 ans.

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