Dans un monde où la compétition internationale est rude, apparaît un candidat républicain populiste qui affirme vouloir redonner la grandeur de l’Amérique avec une politique intérieure et étrangère en rupture avec le passé. Comment la politique étrangère de Donald Trump s’inscrit-elle dans l’Histoire des États-Unis d’Amérique ?

Trump, un outsider politique et une vision du monde

D’homme d’affaires à Président des Etats-Unis d’Amérique

Pour bien comprendre la politique étrangère de Trump, il faut comprendre le « personnage ».

Trump et la situation des États-Unis d’Amérique dans le monde.

Né en 1946 à New-York, Donald Trump fait des études en économie et dans l’immobilier avant de reprendre la société familiale, la Trump Organization, qu’il développera. Homme d’affaires accompli, il est propriétaire de la fameuse Trump Tower, d’hôtels de luxe, de casinos, d’équipe de football américain et a même produit des émissions de divertissement telles que Miss Univers ou The Apprentice. Trump a l’image d’un self-made man que chérissent les Américains : c’est un homme d’affaires à succès qui fréquente les mannequins. Dans les années 80, il était appelé « l’homme qui change de femmes tous les jours. » 

Lors de son entrée en politique pour la nomination du Parti Républicain, Donald Trump est un outsider politique qui va développer une rhétorique en rupture avec les précédentes administrations. Cette rhétorique, qui lui permettra de devenir le candidat officiel des Républicains et d’accéder à la Maison Blanche, repose sur trois axes distinctifs : le populisme américain, « America First » et l’identification de nouvelles menaces.

Le candidat Trump a fait une campagne populiste en promettant de reprendre le pouvoir à l’élite de Washington pour le redonner au peuple. Trump a surfé sur l’opposition entre l’Amérique des centres urbains et intégrés dans la mondialisation à celle des campagnes désindustrialisées, les « oubliés » de l’Amérique mondialisée. Son adversaire, Hillary Clinton était la candidate de l’élite mondialisée et de la « vieille politique » de Washington qui s’affichait avec des stars hollywoodiennes et des patrons de multinationales. Trump faisait partie de l’élite mais il s’est érigé comme le « messie des masses », le champion des oubliés (Talukdar 2016) et a menacé les patrons de grandes entreprises de lourdes taxes pour avoir délocalisé les emplois américains. De plus, les élections américaines ont été marqué par le sentiment anti-élite que le système politique était corrompu (Kirk 2017) alors que Trump, homme d’affaires, n’avait pas de mandat politique et donc dénué de conflit d’intérêt.

 La Doctrine de Trump « America First » repose sur l’idée que les États-Unis luttent pour leur survie face au reste du monde : les traités internationaux commerciaux et les délocalisations associées détruisent l’économie américaine et favorisent le chômage. Il a menacé de se retirer de l’Organisation Mondiale du Commerce et de se retirer de l’accord de partenariat transpacifique car leurs décisions sont à l’encontre des intérêts américains. Donald Trump préfère négocier des accords bilatéraux que des accords internationaux. Face à ce monde vicieux, Trump promet de retourner la situation et de redonner la grandeur à sa nation (Phillips 2017) : dans une Amérique qu’il décrit comme ravagée par la pauvreté et l’insécurité, Trump veut que les États-Unis poursuivent leurs propres intérêts et que les ressources soient utilisées pour la population américaine plutôt que dans des guerres coûteuses à l’étranger (la Guerre d’Irak a coûté 3000 milliards aux USA). « America First » est une politique isolationniste avec le désengagement des organisations internationales et des alliances militaires : Trump a déclaré l’OTAN de structure obsolète ; la Corée du Sud et le Japon devraient payer plus pour les bases américaines dans le Pacifique. 

 Le dernier axe de la rhétorique de Donald Trump est l’identification de nouvelles menaces à la puissance américaine, du Mexique à l’Iran en passant par la Chine et au terrorisme islamique. D’une part, le Mexique est accusé de voler les emplois des Américains avec l’immigration illégale et les délocalisations. Par conséquent, il veut protéger la frontière avec la construction d’un mur payé par les Mexicains. D’autre part, Trump a déclaré que la Chine serait un manipulateur de devises ce qui conduit à des échanges inégaux entre les deux pays. L’Union Européenne n’échappe pas à l’analyse de Trump : l’Europe avec l’Allemagne en tête, est considérée comme un concurrent qui doit être remis à sa place. Par ailleurs, il a soutenu l’indépendance du Royaume-Uni de l’Union Européenne au nom de l’identité des peuples.  

Vision du monde et politique étrangère du candidat

Organisation du monde selon Trump


Source : Le Monde Diplomatique (2017)


Dans un monde miné par les conflits de civilisation, les intérêts mondiaux sont en compétition avec les intérêts des états-nations (Wertheim 2017). La souveraineté de Westphalie est la grille de lecture des relations internationales utilisée par le candidat
Trump : chaque état-nation est souverain sur son territoire et sur la conduite de ses affaires intérieures et cette souveraineté est supérieure à toute autre forme d’autorité. En effet, Trump a déclaré « Je mettrais toujours les intérêts de l’Amérique au premier plan, comme vous, dirigeants de vos nations, devriez mettre ceux de vos pays en premier ».

Donald Trump est un homme d’affaires qui a des intérêts financiers partout dans le monde. Habitué à la compétition économique et au libéralisme, il appréhende la vie politique et diplomatique de la même manière que la vie économique dans laquelle la seule règle est la concurrence. 

Les alliances économiques et militaires ne doivent pas être décidées en fonction du passé historique mais en fonction des intérêts américains : les alliances considérées inutiles seront abrogées au profit de nouvelles associations. Contrairement à la politique étrangère traditionnelle américaine, Trump ne possède pas de conception structurée du monde avec des alliés et des menaces, mais que des alliances de circonstances. Dans le monde de Donald Trump, il n’y a que trois états suffisamment puissants pour être souverains : les États-Unis, la Russie et la Chine. La Chine est l’adversaire principal contre lequel les États-Unis et la Russie doivent s’unir. Dans cette conception, l’Europe ne joue aucun rôle. 

Le Président Trump ne conçoit pas que la promotion et la préservation des intérêts américains passe par une présence forte sur la scène mondiale à travers les organisations internationales et les alliances stratégiques. Les États-Unis doivent revoir leur rôle dans le monde et agir unilatéralement, en utilisant la force si nécessaire. Cette position « America First » est en rupture avec le rôle des USA depuis la Seconde Guerre Mondiale.

La normalisation du président Trump : isolationnisme ou interventionnisme ?

Du discours politique à la realpolitik

La constante dans la politique étrangère de Donald Trump est son manque de continuité : ses mots sont source de confusion. Avant d’accéder à la présidence américaine, Trump avait déclaré que l’OTAN était une structure obsolète qui avait échoué face au terrorisme. En avril dernier, en sa qualité de président des États-Unis, Trump a fait l’éloge de l’OTAN qu’il qualifie de « rempart pour la paix internationale » (Mickiewicz 2017). En tant que candidat, Trump a accusé l’Arabie Saoudite d’être responsable des attentats du 11 septembre, d’acheter le système politique américain et de bafouer le droit des femmes. Ironie du sort, son premier déplacement en tant que président a été en Arabie Saoudite en mai 2017 pendant lequel il a signé un accord record d’armement pour la somme de 350 milliards de dollars (Tervé 2017). Pour finir, le cas de la Syrie : en 2013, Trump avait fait une déclaration publique contre une potentielle intervention américaine en Syrie après le recours à des armes chimiques à Damas. Une fois à la Maison Blanche, au lendemain de l’utilisation d’armes chimiques par Bachar Al-Assad, Trump ordonne, sans mandat de l’ONU et sans l’approbation du Congrès américain, l’envoi de cinquante-neuf missiles Tomahawk sur une base militaire du régime (Paris 2017). Ce genre de revirements est devenu une des caractéristiques de la politique étrangère de Donald Trump. Il considère que cette imprévisibilité est un atout : « Nous devons, comme nation, être imprévisible » (Geltzer et Finer 2017). Cependant, l’imprévisibilité ne peut être qu’une tactique mais pas une stratégie (Geltzer et Finer 2017).

 Cette imprévisibilité est déconcertante tant le fossé est important entre le discours et la réalité. Malgré son inconstance, Trump a respecté certains de ses précédents engagements. Il a confirmé son désengagement dans les accords internationaux : sa première action en tant que président a été de se retirer du Traité de libre-échange Transpacifique qui nuit aux intérêts des travailleurs américains avec une concurrence accrue. De plus, l’Amérique de Trump s’est désengagée de la scène internationale avec le retrait des Accords de Paris : le réchauffement climatique aurait été inventé par les Chinois pour rendre l’industrie américaine non-compétitive (Guien 2017). Rien ne doit se mettre en travers de son action à redresser l’économie américain. Pour finir, Trump s’est retiré de l’UNESCO du fait de décisions anti-israéliennes (Enault 2017). 

 Etre prévisible permet de garder ses alliés proches de soi : des européens qui savaient qu’ils pouvaient compter sur les États-Unis pour leur protection contre l’URSS aux japonais et sud-coréens qui comptaient sur le soutien américain face à la Chine et à la Corée du Nord. La confiance en l’allié a fait prospérer les alliances et assurer la liberté pour le commerce. De plus, la prévisibilité permet aux menaces de l’Amérique de se tenir à distance : si des pays comme l’Iran et la Corée du Nord ne comprennent pas la politique étrangère américaine, pourquoi se baseraient-ils sur des réactions inscrutables des États-Unis au lieu de poursuivre leurs propres intérêts ? Par conséquent, l’imprévisibilité peut être dangereuse pour les États-Unis. 

Donald Trump sur l’échiquier des idéologies républicaines en matière de politique étrangère

Les deux principaux objectifs de la politique étrangère américaine sont le maintien de l’hégémonie américaine et la promotion du modèle démocratique dans le monde. Différents manières et stratégies sont utilisées pour atteindre ces objectifs. Quatre mouvements idéologiques s’affrontent au sein du parti Républicain pour les atteindre.

  • Le mouvement néo-conservatiste défend l’idée que les Etats-Unis doivent imposer la démocratie à l’aide de leur puissance militaire, qu’ils doivent agir unilatéralement et que l’état d’Israël doit être protégé à tout prix en imposant la démocratie au Moyen-Orient. 
  • Les non-interventionnistes sont opposés aux engagements militaires internationaux et soutiennent les opportunités commerciales et l’engagement diplomatique dans le monde. 
  • L’idéologie national-conservatiste souhaite limiter la croissance des autres pays afin de maintenir l’hégémonie américaine et est opposée aux institutions internationales. La protection des intérêts des Etats-Unis passe par une puissance militaire forte en agissant unilatéralement si nécessaire.
  • Dans la conception internationaliste, l’hégémonie américaine est possible grâce à un hard power fort et à des alliances diplomatiques avec ses alliés traditionnels. Les États-Unis sont très présents sur la scène internationale et leurs actions reposent sur un multilatéralisme de circonstance. Ce courant a dominé les idées de la politique étrangère américaine depuis la présidence d’Eisenhower avec les national-conservateurs au second plan. 

Où se situent Trump candidat et président dans l’idéologie républicaine ? Trump candidat et président n’ont pas vocation à imposer la démocratie dans le monde : Trump rejette l’identité américaine traditionnelle comme nation exceptionnelle qui éclaire le monde avec la flamme de la liberté et de la démocratie. Le discours politique et la réalité ne trouvent pas racines dans le néo-conservatisme. 

Trump candidat Trump président
Il   s’inscrit     dans     le     mouvement      non-interventionniste avec le désengagement des États-Unis dans les alliances militaires avec le retrait de l’OTAN et le retour des soldats américains incorporés dans le Pacifique. De plus, Trump a toujours milité contre des interventions américaines en Afghanistan et en Syrie.   En tant que candidat, Trump est un nationalconservateur qui se caractérise par le refus de la mondialisation et de la concurrence internationale. Sa rhétorique populiste fait la promotion des intérêts américains au détriment des alliances traditionnelles. Pour finir, Trump identifie de nouvelles menaces : les États-Unis doivent renforcer leur défense et être prêt à agir unilatéralement.           Trump est un internationaliste qui ne cherche pas à se couper du monde : il cherche à le dominer au profit des États-Unis en utilisant la puissance militaire. En effet, son militarisme est confirmé avec un budget de défense en croissance (+54 milliards de dollars) et une présence accrue de généraux dans son cabinet. Cette politique d’internationalisme se traduit par l’intervention en Syrie et l’envoi de nouvelles troupes en Afghanistan. D’autre part, Trump perpétue la politique américaine traditionnelle en Europe avec le soutien à l’OTAN et la présence américaine dans le Pacifique.   Cependant, la politique étrangère de Donald Trump se caractérise par un national- conservatisme dans la diplomatie et l’économie. Trump a arrêté les négociations avec le TPP et a ouvert des négociations sur l’ALENA au nom des intérêts américains. De plus, Trump s’est désengagé des Accords de Paris et de l’UNESCO. 

Conclusion

Depuis leur indépendance, les Etats-Unis ont pour objectif de de promouvoir le modèle démocratique et libéral dans le monde. Au XIXème siècle, la politique étrangère américaine est interventionniste dans le pré-carré américain et isolationniste vis-à-vis du reste du monde. Malgré la participation au premier conflit mondial en 1917, l’isolationnisme américain perdure jusqu’en 1941 avec le début de la Seconde Guerre Mondiale. 

La Guerre Froide et l’expansion du communisme dans le monde met en danger la paix et la démocratie : les Etats-Unis se placent en sauveur de la liberté et débutent une politique interventionniste mondiale. La lutte contre le bloc communiste est économique avec la mise en place du plan Marshall, idéologique avec la promotion du modèle démocratique dans les médias, et militaire avec la création de l’OTAN. Cette lutte ne faiblira pas jusqu’à ce qu’elle entraine la dislocation de l’URSS en 1991.

La chute de l’URSS marque l’entrée dans un monde unipolaire avec pour seule grande puissance les Etats-Unis qui ne cesseront pas leur politique interventionniste, devenue la base de la politique étrangère américaine moderne. Cependant, l’émergence de nouvelles puissances remet en cause l’hégémonie des Etats-Unis. Dans ce sentient de lent déclin, nait un candidat populiste, Donald Trump, qui souhaite redonner à l’Amérique toute sa grandeur.

Lors de la campagne présidentielle, Donald Trump prône un retour à une politique étrangère isolationniste en se retirant des alliances traditionnelles et des accords internationaux. Cependant, depuis sa prise de fonction à la Maison Blanche, Trump honore les engagements militaires et diplomatiques avec les alliés traditionnels des Etats-Unis. De plus, il poursuit la politique étrangère interventionniste exercée par ses prédécesseurs depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. 

Nous assistons à la normalisation de Donald Trump qui semble incapable de réaliser ses promesses de campagnes. Nous sommes ainsi en droit de nous poser la question : Comment expliquer la normalisation du président Donald Trump ?

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Auteurs : Valentin Begon &Théo Maupin


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